Les 2 témoins
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Za 4, 14 : "Ce sont les deux personnes désignées pour l'huile, celles qui se tiennent devant le Maître de toute la terre."

Outils de discernement

 

"Qui a connu la pensée du SEIGNEUR ? Qui a été son conseiller ?" Rm 11, 34

 

Cet article donne un aperçu des éléments à notre disposition (textes principalement) pour discerner sur les Signes des Temps, mais aussi comment savoir s’ils sont fiables.

1 - Les outils à notre disposition pour l’étude des Signes des Temps sont les suivants :

  • Théologie biblique :
    • Ancien Testament, mis en lumière
      • Par les différents passages étudiés en parallèles,
      • Par la tradition rabbinique : targums, midrash, talmud,
      • Par les textes apocryphes écrits dans le milieu biblique dans les années avant l’avènement du CHRIST.
    • Nouveau Testament :
      • Évangiles, pris dans leur ensemble, et en particulier les chapitres eschatologiques,
      • Épitres,
      • Mais surtout et de manière éminente : l’Apocalypse, dont il est dit : Heureux celui qui lit (…) car le temps est proche (Ap 1, 3)
  • Dogmes et tradition de l’Eglise (mais qui restent peu développés sur le sujet) ;
  • Prophétisme moderne, trop souvent méconnu comme il l’était dans l’Ancien Testament et lorsque Jean-Baptiste est venu.
  • Observations tirées de la nature, la science, l’histoire, l’actualité, …
 
Comme dans les différents domaines scientifiques et dans l’histoire, ce qui permet d’établir la sûreté d’un constat est le faisceau de preuves : plus il y a convergences entre différents éléments, plus la vérité sous-jacente est probable.
Faisons un focus sur deux types d’écrits souvent mal compris : les écrits inspirés de mystiques et les écrits inspirés apocryphes.

 

2 - Ecrits inspirés et écrits canoniques

Les écrits canoniques, sont des écrits reconnus par l'Église (Ecriture Sainte, encycliques, textes de Conciles ou de personnes déclarées Saintes voire Docteurs de l'Église...), c'est-à-dire choisis par DIEU comme référence. Ces écrits ont le rôle d’être mis sur le lampadaire, pour éclairer l’Église et par l’Église les nations.
Les écrits inspirés sont rédigés par des personnes (des mystiques, des prophètes...) qui ont reçu l'ESPRIT-SAINT.
Les écrits canoniques sont donc nécessairement inspirés, mais la plupart des écrits inspirés ne sont pas canoniques.
Les chrétiens sont généralement peu habitués lire des écrits apocryphes de l’époque biblique et des écrits de mystiques non reconnus par les autorités ecclésiastiques officielles. Culturellement, une idée est malheureusement très ancrée dans la mentalité d’aujourd’hui : celle selon laquelle les écrits non canoniques doivent faire l’objet de sérieux doutes. Pourtant, ne peut-on pas imaginer un instant que si le SEIGNEUR a daigner inspirer certaines personnes sans faire de leur écrit quelque-chose de canonique, celui-ci peut avoir pourtant un rôle fort à jouer afin de stimuler les fidèles à la prière et/ou d'éclairer la Parole de DIEU que l'humanité a tendance à interpréter de travers ?
Alors : sur quels critères peut-on se fonder pour reconnaître si un écrit (sur lequel l’Église ne s’est pas prononcée officiellement) est inspiré, c’est-à-dire fiable ?

 

3 : Comment discerner sur un écrit[1] ?

3-1 : La sainteté de vie des rédacteurs

Un premier critère est la sainteté de vie des personnes concernées. Dans un écrit, la sainteté se caractérise par une véritable transparence, c’est-à-dire que celui-ci parle de DIEU avant tout. L’écrit n’est donc pas le lieu pour le rédacteur de se mettre en avant ou de régler ses comptes par exemple.
L’Église est toujours prudente lorsqu’il s’agit de reconnaître une sainteté de vie, un écrit inspiré ou un miracle, car le moindre élément négatif chez la personne étudiée est la plupart du temps discriminatoire dans le jugement rendu. Le journaliste Pierre Barnérias soulignait à juste titre que seul un miracle sur cent produit à Lourdes faisait l’objet d’une reconnaissance officielle par l’Église[2]. C’est dire !
JÉSUS, lorsqu’Il apparaît aujourd’hui à des privilégié-e-s, nous demande de toujours garder confiance dans le jugement de l’Église. Cela ne nous dispense cependant pas de mener notre propre discernement et d’intégrer des écrits ou situations comme « inspirés » même si le chemin de la personne étudiée possède des ombres que l’Eglise a retenues comme discriminantes.

 

3-2 : L’anti-sainteté : la trace du mal

A l’opposé d’une personne sainte et digne de confiance : celle qui possède la « trace du mal », c’est-à-dire commet un péché d’une gravité extrême, ce qui montre que ce que fait cette personne est digne d’une grand méfiance.
Paul nous dit : « Éloignez-vous de tout ce qui porte la trace du mal » (1 Th 5, 22). Ne confondons donc pas la « trace du mal », élément d’une gravité extrême dans la vie de quelqu’un, avec une erreur que l’on observe dans son parcours (par exemple : pas le fait qu’elle tourne à droite tel jour…) ! Le SEIGNEUR, dans sa bonté, a permis que toute personne qui a fait une alliance grave avec la mort, conserve une "trace du mal" visible, c'est-à-dire un ensemble d'éléments qui ne trompent pas sur le fait que cette personne peut être dangereuse pour notre âme. Cette trace du mal peut être, par exemple, un livre écrit par celle-ci, ou une autre oeuvre, qui dit clairement son appartenance à Satan. Ce peut être, comme dans le cas de Judas l'apôtre, les différents versets qui disent de manière claire que cet homme s'est perdu (contrairement à Pierre et Paul dont on raconte les bêtises mais dont la suite de l'histoire indique sans ambigüité leur relèvement).
Dans la culture biblique, ces personnes portant la "trace du mal", farouchement opposées à DIEU, sont utilisées dans le plan du Salut comme du « sel », c’est-à-dire des références qui nous montrent un extrême. On peut citer par exemple la femme de Lot, modèle d'incrédulité qui fut changée en colonne de sel, ou encore Caïn, Esaü, l’apôtre Judas et d’autres sur lesquels la Bible est sans équivoque. Leur vertu, si l’on peut dire, est qu’ils sont devenus des malédictions proverbiales, c’est-à-dire que naturellement nous nous identifions à eux afin de prendre conscience de nos limites afin de nous purifier, comme les apôtres disant à JÉSUS : « Quelqu’un ici va te trahir ? Serait-ce moi, SEIGNEUR ?… » Ces personnages sont donc une mine d’enseignements que nous utiliserons dans notre démarche sur les Signes des Temps. 

 

2-3 : La sainteté de vie et le sérieux de personnes qui exercent le discernement

Un second élément de discernement des écrits inspirés peut être, pour quelqu’un qui manque de temps pour se pencher sur ces écrits, la sainteté de vie, ou du moins le sérieux, de la personne qui étudie ces écrits et nous les transmet, personne que l’on peut qualifier de « messager ». En effet, n’avons-nous pas besoin de frères et soeurs pour discerner sur les sujets sur lesquels nous n’aurons jamais le temps d’approfondir ?
Par exemple, les saints ayant vécu il y a longtemps dépendent souvent de traditions qui relatent des faits difficiles à considérer comme véridiques, car ils dépassent notre entendement souvent très cartésien. Ne pourrait-on pas imaginer que ces saints ont été vus par des personnes qui ne cherchaient pas d’abord à embellir les choses, mais simplement à raconter la vérité, car c’étaient des personnes droites ?
En sens inverse, certaines personnes ont beau être marquées du sceau de DIEU, parfois celles qui les accompagnent ont elles-mêmes des imperfections qui ternissent l’œuvre initiale. 
Il apparaît de ces trois constats que, même lorsque l’Église ne prononce pas officiellement un « oui » ou un « non » sur l’origine céleste de messages, il semble opportun lorsqu’une personne a pris la peine de le faire, d’établir si celle-ci est saine (et si possible sainte !) et par là-même de s’approprier ou non son travail sur les écrits étudiés. Car la sainteté de vie du « messager » lui fera retranscrire les messages de manière soit transparente soit mise en valeur, alors que l'éventuel péché du messager exercera un effet déformant sur les messages.

 

2-4 : L’orthodoxie des propos tenus

Un troisième critère de discernement d’un écrit : Y a-t-il conformité entre les propos tenus et la foi et les mœurs ? C’est-à-dire conformité avec des éléments de référence comme :
  • Les Pères de l’Eglise, écrivains catholiques de l’Antiquité chrétienne qui, tant par la proximité temporelle du CHRIST que par leur sainteté de vie, constituent un roc pour les fidèles, comme le dit le Concile de Trente ;
  • les points de doctrinelorsque ceux-ci sont constants et unanimes dans le monde théologique en matière de foi et de mœurs (on devrait ajouter « et dans le monde prophétique ») ;
  • le consentement universel des fidèles, l’Eglise étant assistée par l’Esprit-Saint ;
  • la Liturgie, où se manifeste en acte la foi de l’Eglise ;
  • le droit canonique, qui est le code de loi interne à l’Église.
Par rapport à la Tradition, il semble nécessaire de la regarder dans les 20 siècles de l’Eglise et non uniquement dans les derniers siècles où certaines idées sont apparues, comme si tout notre système de pensée ne dépendait que de la pensée moderne. Car on verra que l’esprit d’égarement qui est un des Signes des Temps modernes, repose en partie sur la multiplicité d’informations et la perte des repères fondamentaux...
Pour être plus large que les monuments de la Tradition énumérés ci-dessus, on peut affirmer sans se tromper que la plupart des disciplines humaines bien menées (science, histoire, …) peuvent constituer des éclairages supplémentaires sur un point de doctrine, révélant un peu plus l’harmonie voulue par DIEU et permettant aux êtres humains de retrouver l’unité dans la diversité des approches.

 

2-5 : Les fruits des écrits

Un dernier critère de discernement que l’on peut énoncer est la somme des fruits, la plus-value de ces écrits – autrement dit : ces écrits ont-ils réellement quelque chose d’extraordinaire qui embrase le cœur de ses lecteurs ?
Les disciples d’Emmaüs furent émerveillés de la discussion avec JÉSUS car ils réalisèrent le feu brûlant qui les habitait tandis qu’Il leur parlait. Un écrit inspiré doit normalement conduire au CHRIST. Il a donc nécessairement cette capacité d’embrasement du cœur de ses lecteurs.
On peut utiliser cet argument de manière inversée : il semble logique qu’un écrit qui resserre le cœur de ses lecteurs, induisant doute et soupçon, invite à la méfiance…

 

2-6 : Doit-on se méfier des prophètes?

Le prophétisme et la mystique ne datent pas d’aujourd’hui. En effet, la Bible regorge de témoignages qui montrent une communication du croyant avec DIEU et avec l’au-delà. On peut penser à Abraham (Gn 12, 4) qui a répondu immédiatement à DIEU à son appel de tout quitter - ce devait être un grand mystique-, mais aussi à Saül qui est rentré en état de transe conformément à ce que lui avait prédit Samuel (1 S 10), ou encore à Ezéchiel qui a été emmené en esprit (Ez 9) pour contempler la gloire qui quittait le temple…
De nos jours, les phénomènes mystiques restent suspects, on a d’ailleurs pris l’habitude d’utiliser le terme « révélation privée », indiquant de manière implicite qu’il s’agirait de phénomènes dont devrait bénéficier seule la personne qui reçoit de tels messages, si tenté que ceux-ci aient une origine céleste. Cette méfiance a de légitimes raisons d’être, comme également des a priori, mais si nous réfléchissons sur les Signes des Temps, ne doit-on pas donner leur juste place à des écrits prophétiques contemporains? C’est-à-dire : ne peut-on pas trouver l’équilibre entre 1) les écarter d’office, et 2) les utiliser à tort comme l’unique référence? En effet, si JÉSUS a dit à ses disciples : "J’aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous n’avez pas la force de les porter. " (Jn 16, 12). Cela n’indique t’il pas que le temps venu, l’ESPRIT-SAINT révélerait à des mystiques ce qui permettrait d’éclairer le monde d’alors pour la juste compréhension de la Parole, et donc des Signes des Temps ?

 

2-7 : Conclusion sur les critères de discernement des écrits

Les critères que nous avons énumérés : sainteté de vie du rédacteur, des messagers, orthodoxie qu’ils traduisent et fruits induits par ces écrits, sont à notre sens les principaux à considérer. Ce sont du moins ceux dont nous nous servirons dans les chapitres suivants afin de mûrir la réflexion autour des Signes des Temps. Parfois, n’ayant pas tous ces éléments à notre disposition pour un fait donné apparaissant dans tel ou tel écrit, nous nous permettrons d’utiliser celui-ci malgré tout :
  • Soit du fait que celui-ci soit corroboré par d’autres écrits ;
  • Soit en indiquant la réserve qui s’impose, par exemple s’il se trouve moins de témoins attestant un fait et donc un risque d’erreur plus fort.

 

3 - Rencontre entre l’herméneutique juive et l’herméneutique chrétienne

La Tradition juive a cette habitude d’être plus ouverte aux écrits extrabibliques. Ainsi par exemple, lorsque l’on demande à un Juif quel est l’histoire d’Abraham, il ne fera pas nécessairement la distinction entre ce qui figure dans la Torah (la visite des trois personnes divines, la ligature d’Isaac, la destruction de Sodome et Gomorrhe, …) et ce qui est spécifique à d’autres traditions écrites (l’enfance d’Abraham, la destruction des idoles de son père, etc.)
Cette ouverture offre une place à diverses écoles de pensée qui interprètent les Ecrits Sacrés pour en déployer le sens et en éclairer des passages obscurs. La Tradition juive a l’art de donner vie à des personnages bibliques grâce à sa capacité à gloser sur le texte, à s’approprier cette Parole divine.
Or, il s’avère que le Nouveau Testament est truffé d’éléments repris des traditions juives aujourd’hui considérées comme extrabibliques. Par exemple, Luc, dans les Actes des Apôtres, évoque les apparitions de Dieu à Abraham en Mésopotamie (Ac 7, 3) alors que les Bibles hébraïques et hellénistiques « officielles » dans l’Église ne parle que de Haran (Gn 11, 31). De même, l’apôtre Jude évoque dans son épître des vérités contenues dans l’Assomption de Moïse (Jud 9), JÉSUS emploie des expressions tirées du livre d’Henoch (Mt 26, 24 // 1 Hn 38, 2) et on pourrait ainsi multiplier les exemples. Quoi qu’il en soit, ces observations nous montrent que beaucoup de clefs sont contenues dans la Tradition juive et qu’à ce titre celle-ci mérite d’être scrutée par les chrétiens, même si l’Église n’y reconnaît pas une absence d’erreurs comme dans les écrits canoniques.
Le PÈRE ÉTERNEL a souhaité que par Israël le salut parvienne aux extrémités de la terre, ce qui s’est produit en JÉSUS-CHRIST. Il apparaît que l’Église, Corps mystique du CHRIST, préparera le grand retour du CHRIST, mais que cela ne se fera pas sans le premier Israël, objet de l’élection, en particulier dans le fait de se replonger dans les Traditions juives qui sont extrêmement éclairantes pour interpréter correctement la Parole de DIEU.
Nous puiserons abondamment dans la Tradition juive dans notre recherche sur les Signes des Temps.

 

4 - Quelques éléments de la Tradition juive en bref

4-1 : Le Targoum

Le targoum, « traduction » en araméen, est une ancienne traduction de l’Ancien Testament visant à expliquer et interpréter la Parole de DIEU dans une langue compréhensible par tous. En effet, c’était majoritairement la langue sacrée (l’hébreu) qui était utilisée pour rédiger et lire la Bible, ce qui rendait la lecture parfois moins compréhensible pour une partie du peuple.
Les targoums furent rédigés pour certains autour de Babylone et pour d’autres en Israël. Tandis que les premiers étaient proches de l’original hébraïque, les seconds utilisaient fréquemment des gloses afin d’interpréter des passages entiers.
L’une des caractéristiques d’un targoum est qu’il poursuit un but bien précis[3] : par exemple expliquer des contradictions apparentes de la Bible en ajoutant ce qui manquerait à l’Ecrit Sacré afin que les éléments discordants s’accordent, ou bien adoucir les anthropomorphismes lorsque l’on parle de Dieu, ou encore gommer les passages peu glorieux dans l’histoire de patriarches…

 

4-2 : Le Midrach

Le midrach (« interroger », « étudier » en hébreu), est un commentaire rabinique de la Bible ayant pour but d’expliciter divers points juridiques ou de prodiguer un enseignement moral en recourant à divers genres littéraires : récits, paraboles et légendes, afin de le mettre à la portée de tous. Ce type d’écrit n’est finalement pas inconnu pour un chrétien, puisque les paraboles de Jésus sont des midrachim. On trouve des recueils de midrachim sur un certain nombre de livres de l’Ancien Testament : Genèse Rabba, Lévitique Rabba, Cantique des Cantiques Rabba, etc. Les Juifs ont continué au fil des siècles à produire des midrachim, témoignant d’une culture vivante de l’interprétation biblique.

 

4-3 : Autres traditions pré-bibliques : les apocryphes intertestamentaires

En rigueur de terme, les apocryphes intertestamentaires sont des écrits religieux rédigés en grec ou en langue hébraïque dans les siècles qui précèdent immédiatement la venue du CHRIST, c’est-à-dire dans la même période que les écrits les plus tardifs de l’Ancien Testament. Dans les faits, certains d’entre eux (le 4ème Esdras par exemple) sont rédigés de manière plus tardive. Ceux-ci ont été publiés dans un ouvrage dénommé La Bible, écrits intertestamentaires[4], quatre ans après la mort d’André Dupont-Sommer qui portait le projet depuis des années.
Il s’agit pour la plupart de ces écrits, de manuscrits rédigés dans des milieux esséniens, communautés de moines qui vivaient dans des parties désertiques du pays, le long de la mer Morte. Ils menaient dans le désert une vie commune, travaillant durant la journée, priant et méditant l’Ecriture pendant leurs soirées. Partage des biens, repas en commun, chasteté, telles étaient leurs pratiques. Le mot « communauté » semble plus juste que le mot « secte » pour les décrire, car malgré un grand nombre de pratiques esséniennes fortement ascétiques, le mot « secte » connote une manipulation et une absence de liberté de la part de ses membres, ce qui n’était pas le cas des Esséniens, adonnés à la contemplation divine, à la pratique de la charité, à une totale mise en commun des biens et à la recherche de leur DIEU dans l’Écriture. 
C’est donc chez ce peuple que l’on suppose rédigés un certain nombre de textes « intertestamentaires », dont l’inspiration se ressent à la lecture, même si ces écrits n’ont pas été retenus comme canoniques. On peut citer :
  • La Règle de la Communauté, le Rouleau du Temple et l’Ecrit de Damas, qui comme l’indique le nom du premier, décline des règles de vie pour une communauté essénienne ;
  • L’Apocryphe de la Genèse, la Légende hébraïque de Melchisédek, sont des midrashim du premier livre de la Bible qui racontent des passages concernant Lamech, Pharaon, Abraham, …
  • Hymnes, Psaumes pseudo davidiques, qui constituent d’autres psaumes qu’on ne trouve pas dans la Bible ;
  • Les livres d’Henoch, des Jubilés, le Testament des douze patriarches, le Testament de Moïse, … qui sont des pseudépigraphes, livres écrits au nom d’un auteur antérieur, comme pour lui donner une autorité plus grande. Notons que le procédé littéraire de la pseudépigraphie choque notre conception moderne de l’histoire et semble pour notre génération une falsification de l’histoire des nos pères. Retenons simplement que ces textes peuvent être considérés au « mieux » comme décrivant la vérité si ceux-ci sont inspirés par l’Esprit de vérité, et au « pire » comme de simples méditations autour des textes bibliques.
Dans le cadre de notre étude, nous nous référerons à ces écrits qui sont un véritable trésor appuyant le texte biblique ou l’éclairant quand celui-ci, malgré les passages parallèles et les commentaires des Pères et de commentateurs modernes, demeure trop obscur. 

 


[1] En m’inspirant de René Laurentin, Multiplication des apparitions de la vierge aujourd’hui, France Loisir / Fayard, 1988, p.148
[2] Pierre Barnérias, film M et le 3èmesecret, 2014
[3] Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, publié sous la direction de Guy Schoeller, Cerf/Robert Laffont, 1993, p.996, p. 668, p.672, p.412, p.26
[4] dirigée par André Dupont-Sommer, La Bible, écrits intertestamentaires,Bibliothèque de la Pléiade, 1987
 
 
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