Les 2 témoins
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Za 4, 14 : "Ce sont les deux personnes désignées pour l'huile, celles qui se tiennent devant le Maître de toute la terre."

Evangéliser par des Paraboles

Notre Enseignant suprême, Jésus-Christ, montre avec beaucoup de finesse comment évangéliser un frère qui nous pose une question. Aujourd’hui : l’usage des Paraboles.

La Tradition juive, relisant la sortie d’Egypte, nous enseigne que le SEIGNEUR combla son peuple d’un pain du ciel, une véritable nourriture d’anges aux multiples saveurs qui comblait tous les goûts (Sg 16, 20, Ps 78(77), 25, etc.). Les chrétiens (catholiques) ont toujours vu dans la manne une préfiguration de l’Eucharistie, JÉSUS vrai Pain du Ciel capable de combler chaque âme qui le reçoit à la messe selon sa propre ardeur d’amour.

Dans la même ligne, on peut dire que les deux prolongements de l’Eucharistie – la Lectio Divina et l’Adoration Eucharistique -  ont la même caractéristique. En effet, le SEIGNEUR, dans l’étude de sa Parole et dans la contemplation aimante de l’Hostie, s’adapte à chacun selon sa capacité à recevoir. DIEU ne fait que cela : s’ajuster à sa créature pour qu’elle Le rencontre.

Or, l’Evangélisation, n’est-ce pas précisément s’adapter à son interlocuteur pour étancher sa soif de DIEU ? Nous nous proposons donc de chercher de quelle manière un évangélisateur peut répondre aux questions qui lui sont posées, afin d’être pleinement donné à son interlocuteur, devenant un véritable pain vivant par sa parole et sa force d’amour, à la suite de notre SEIGNEUR.

Aujourd’hui, nous proposons de nous attarder sur l’usage des Paraboles– ces récits imagés empruntant des éléments connus d’une personne/des éléments communs afin de lui illustrer un enseignement. Et pourquoi, d’abord, utiliser des Paraboles ?

JÉSUS, après avoir parlé aux foules en Paraboles, s’explique à ses disciples (Mt 13, 11-15) : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là (…) Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre (…)ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. »

La Parabole est donc un remède choisi par le SEIGNEUR, un remède à l’aveuglement spirituel, à l’éloignement de DIEU. Comment Jésus s’en sert-il ?

Au docteur de la loi qui souhaitait savoir qui était son prochain, JÉSUS raconte une Parabole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho… » (Lc 10, 29, 37) La « fine pointe » de cette Parabole est la suivante : la bonne perspective est de se mettre à la place du plus faible – ici l’homme attaqué par des bandits – pour envisager la question du prochain. JÉSUS a donc révélé à cet homme quel était l’obstaclequi l’empêchait de répondre à sa question initiale.

En somme, la Parabole est un peu comme un vol en cercle fait par un oiseau, permettant à celui qui s’interroge de faire à la fois une prise de hauteur et un zoom sur l’obstacle qui l’empêche d’avancer pour répondre à sa question.

On retrouve ce constat un peu partout dans l’Evangile. Par exemple aux Pharisiens qui jugent durement les pécheurs, JÉSUS raconte la Parabole de la brebis perdue, de la pièce perdue et du fils prodigue. Ces Paraboles montrent tout à tour combien est précieuse chaque personne puis combien est important le rôle du frère aîné pour administrer avec le Père l’héritage spirituel qu’il a reçu, au lieu de se l’accaparer et ainsi de tuer l’amour dans la fratrie.

Ainsi, l’attitude de l’interlocuteur peut être de reconnaître humblement l’obstacle – comme la Cananéenne qui prend au mot JÉSUS en se laissant traiter de « petit chien » et est immédiatement exaucée – ou bien le refus et l’endurcissement, en se bouchant les yeux et les oreilles plutôt que de porter un regard juste sur soi-même. Rappelons-nous le Sanhédrin, à court d’arguments, qui ne trouve pas d’autre solution que de vociférer à l’encontre de l’aveugle de naissance guéri par JÉSUS et de l’expulser (Jn 9).

La Parabole est à la fois une protection que JÉSUS recommande au chrétien afin d’éviter que, ne donnant de trop précieuses perles à celui qui n’est pas prêt à entendre, il se fasse piétiner (Mt 7, 6), mais également une grâce pour celui qui l’écoute de surmonter ce qui l’empêche d’avancer afin d’être en mesure d’entendre des paroles plus directes.

L’usage de la Parabole nécessite d’utiliser des éléments familiers d’une part, d’autre part qui ne soient pas fortement péjoratifs, ce qui crisperait d’office le débat, mais également de faire usage de tierces personnes, d’autres personnages, afin de sortir de la confrontation je / tu ; et enfin, de ne pas cumuler plus d’un sujet sensible à la fois  (Exemples typiques : l’Inquisition, le célibat des prêtres, les présidentielles, l’euthanasie, les contraceptifs, etc).

JÉSUS n’aurait jamais répondu directement à une question telle que : « Es-tu pour l’avortement ? » Quelle que soit la situation, l’Eglise demande à ses enfants une écoute particulière, un soin attentif du couple (n’oublions pas cette dimension !) en difficulté, et une ouverture inconditionnelle à la vie. Répondre en paraboles permet de lever les obstacles un à un. Entre autres :

  • Les chrétiens ne respecteraient pas la liberté des femmes concernées.
  • L’avortement est un outil, donc il peut être utilisé en tant que tel car c’est un moyen efficace créé par l’homme.
  • La science dit que l’embryon n’est un enfant que lorsque son cœur bat.

En exemple, tentons de traiter le premier point : la question de la liberté. Voici une Parabole possible : « Une maman voit sa fille qui dépérit à vue d’œil car elle a un chagrin d’amour. Elle demande à des amies proches de sa fille de l’accompagner, de peur que sa fille ne tombe dans l’anorexie. D’après toi, cette maman fait-elle obstacle à la liberté de sa fille ? » => l’enseignement est le suivant : la liberté n’est pas forcément un absolu, on doit plutôt la mettre au service de l’amour.

Face à toutes les questions difficiles et douloureuses semées sur notre parcours, continuons d'approfondir notre relation au CHRIST (et si nous sommes catholiques d’aller devant le Saint-Sacrement) pour laisser l’Amour Créateur nous inspirer de nouvelles Paraboles…

 

Evangéliquizz : pour tester votre esprit "ParabolIque"

Q1 : relier les paraboles de l’Ancien Testament aux passages bibliques correspondants :

L’élection du roi des arbres ♦   ♦ 2 S 12, 1-4
Le pauvre propriétaire de la brebis ♦   ♦ Juges 9, 8-15
Le chardon ambitieux ♦   ♦ 2 R 14, 9
La ceinture de lin ♦   ♦ Jr 24,  1-10
Les deux paniers de figures ♦   ♦ Ez 17, 2-10
Les aigles et la vigne ♦   ♦ Za 4
Le chandelier et les deux oliviers ♦   ♦ Jr 13, 1-3
Le bélier et le bouc ♦   ♦ Dn 8, 2-26

  

Q2 : relier les paraboles à leur « fine pointe » correspondante :

L’élection du roi des arbres ♦   ♦ Abandon de Dieu pour la conversion des hommes
Le pauvre propriétaire de la brebis ♦   ♦ Le combat eschatologique dans la main du Seigneur
Le chardon ambitieux ♦   ♦ La confiance dans la justice de Dieu
La ceinture de lin ♦   ♦ La compromission mène à une situation instable
Les deux paniers de figures ♦   ♦ Nuire à la propriété privée nuit au don fait par Dieu
Les aigles et la vigne ♦   ♦ La conséquence des actes est ajustée à ces actes
Le chandelier et les deux oliviers ♦   ♦ La reconnaissance due à Dieu seul
Le bélier et le bouc ♦   ♦ Les prêtres et les rois dans la main du Seigneur

 

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