Les 2 témoins
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Za 4, 14 : "Ce sont les deux personnes désignées pour l'huile, celles qui se tiennent devant le Maître de toute la terre."

Les villes et la fuite

 

"Sortez, soyez aussi prompts
que des boucs à la tête d'un troupeau !" Jr 50, 8

On parle dans la Bible des villes car c'est elles qui protègent et permettent de partager les compétences et les ressources. Pourquoi JÉSUS, à la fin de l’Evangile, annonce t-il un temps il est nécessaire de fuir les villes ?

 

1 - Durant l'Ancien-Testament (déploiement historique)

1-1 : Le projet de DIEU pour la ville

La ville est un don de DIEU (Dt 16, 5) : c’est un lieu où des hommes et des femmes sont regroupés (2 S 17, 13) ce qui leur permet de bénéficier des échanges entre leurs différentes compétences (vêtements, alimentation, culte, culture…) et surtout d’être forts et protégés contre les ennemis. Une bonne ville est généralement ceinturée par un rempart comportant des portes, ce qui permet plus aisément de mutualiser les forces pour y maintenir la sécurité. Une ville idéale, dans la Bible, comporte également une tour afin d'y faire le guet et une forteresse afin d'y stocker des soldats et des armes (la forteresse apporte une force supplémentaire). La ville est le lieu par excellence (normalement), où DIEU réside et que DIEU entoure de sa protection (Za 1, 9) - et donc ou le SEIGNEUR rayonne tant sur l’ensemble des habitants que sur les régions alentour.

Le SEIGNEUR, par l’intermédiaire de Moïse, demande aux hommes d’être capables de quitter momentanément la ville (fête annuelle des Tentes, durant laquelle on dort 7 jours sous des huttes de branchages ; ou encore à travers certains sacrifices qui ne se font pas en ville, …) car il y a des choses qui se font au lieu que DIEU a choisi, même si ce n’est pas dans notre ville, lieu où souvent nous sommes le plus à l'aise. A l'époque de Moïse, le Pharaon tentera tout pour empêcher les Hébreux de quitter la ville pour offrir un sacrifice au SEIGNEUR...

Donc, en résumé : la ville est une chose bonne voulue par DIEU. Une bénédiction atteint d’ailleurs ceux qui écoutent la Voix du SEIGNEUR en veillant à mettre en pratique tous ses commandements : « Béni seras-tu dans ta ville, béni seras-tu dans tes champs » (Dt 28, 3).

 

1-2 : Grâces et inconvénients d'habiter en ville

Ces exemples nous montrent plusieurs effets bénéfiques ou pervers des villes :

Lieu de l’osmose ou lieu de l’incompréhension

La ville est le lieu où le peuple peut être en communion, ayant un seul coeur et une seule âme (Ac 4, 32) afin de bénéficier des avantages de la ville, comme on l’a vu. Pourtant, en Gn 11, les hommes décident de bâtir une ville comportant une tour dont le sommet touche le ciel « afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre ». En somme, ils disent : « Rassemblons-nous, afin d’être forts par nos propres moyens au lieu de nous humilier devant DIEU pour implorer sa protection ». Puisqu'ils s’étaient ligués pour faire le mal, le SEIGNEUR brouille leur langue et ils ne parviennent plus à s’entendre afin de continuer à bâtir cette tour. Le premier effet néfaste dans une ville corrompue est de provoquer une difficulté à communiquer avec ses semblables.

 

 

Lieu de la connaissance mutuelle ou de la perversité

La promiscuité en ville est une chance car elle permet d’approfondir les relations mutuelles et de prendre en compte ce qui est nécessaire aux autres habitants (Ac 4, 35) et de permettre l’édification mutuelle. La ville sur terre, lieu où sont regroupés des habitants, est une anticipation de la vie de relation qu’ont les Rachetés au Paradis, dans des conditions où tout n’est qu’échange à la gloire de DIEU. Toutefois, la Bible montre plusieurs villes où le but n’est pas une connaissance visant à donner aux autres et à s’édification mutuellement, mais une connaissance sexuelle visant à s’approprier l'autre. Ainsi à Sodome et à Guivéa (Gn 19, 4 ; Jg 19, 22-26) lorsque des étrangers font étape dans la ville, des villageois viennent et usent de violence afin de les connaître sexuellement, c’est-à-dire de les souiller. C’est le second effet néfaste dans une ville mauvaise : la corruption systématique de ce qui est juste.

 

Lieu où se fait entendre la Voix du SEIGNEUR ou de persécution des prophètes

Dans la ville de Ninive, alors que le prophète Jonas commence tout juste sa proclamation (Jon 4), les habitants en l’entendant changent radicalement d’attitude en s’humiliant profondément. Le roi lui-même proclame un jeûne public. Voilà la ville dans le projet de DIEU : un lieu où un avertissement adressé par un Prophète fait l’effet d’une traînée de poudre pour convertir les coeurs. Ainsi, les étrangers venus visiter Lot (à Sodome) et le lévite d’Ephraïm (à Guivéa), ne représentent-ils pas les prophètes? En effet, avec leur regard différent de celui du lieu, ils agissent comme des révélateurs. De fait, Lot (à Sodome) et le vieillard (à Guivéa), par leur vie tournée vers DIEU, savent les reconnaître et ils leur offrent l’hospitalité. Mais voilà : à l’inverse, leur ville s’est pervertie et les visiteurs s’attirent malgré eux les foudres d’une partie des résidants locaux. La souillure sexuelle qu’on veut leur infliger représente ici toutes les accusations fausses que l’on fait à leur encontre afin de les décrédibiliser et de faire taire la vérité. Ce troisième effet néfaste d’une ville déviante est la persécution des prophètes. Les anges venus visiter Sodome provoquent un aveuglement des assaillants, aveuglement que l’on retrouve lorsqu’il est dit par Saint Jean ou par Isaïe : « Il a aveuglé leurs yeux, il a endurci leurs coeurs, pour qu’ils ne voient pas de leurs yeux, que leur coeur ne comprenne pas, qu’ils ne se convertissent pas, sinon je les aurais guéris ! » (Jn 12, 40).

 

Lieu de résidence de l'Arche d'Alliance ou de l'abomination de la Désolation

La ville est le lieu où les femmes, les petits enfants et les troupeaux sont mis en sécurité (Dt 3, 19), mais aussi l’émigré, la veuve et l’orphelin (Dt 14, 29)... Or, le TOUT-PUISSANT annonce au prophète Zacharie que dans les temps messianiques Il sera la gloire au milieu de Jérusalem (Za 1, 9). N’est-ce pas une manère de dire que dans la ville idéale, réside ce qui est faible (et qui est protégé par les remparts), faiblesse dans laquelle se complaît à résider le SEIGNEUR ? La faiblesse d'une femme, d'un petit enfant, d'un émigré, d'une veuve, d'un orphelin... Ce lieu de faiblesse et de sainteté est également représenté par l’Arche d’Alliance, fait de bois d’Acacia recouvert d’or, qu’il faut protéger grâce à quatre chérubins. DIEU en confie la garde aux hommes, car c’est son plaisir de donner son trésor pour que l’humanité veille dessus. Dans la ville idéale, on veille sur l’ensemble des choses les plus saintes : les petits enfants, les vieillards, la pureté des mariages et des jeunes gens, ... Mais dans la ville corrompue comme Sodome et Guivéa, c’est précisément lorsque Lot et l’hôte du lévite les hébergent qu’on frappe à leur porte afin de faire violence à ces visiteurs. Or, que font Lot et le vieillard ? Ils proposent à ces pervers d’abuser de leurs filles et/ou de la concubine, voyant sans doute cet acte comme un moindre mal par rapport à la violation de l’hospitalité et aux rapports malsains que leurs assaillants voulaient pratiquer. La suite des récits montre pour Lot que ce sont ses filles qui abusent de lui ; et pour le livre des Juges, que le lévite entre dans une immense colère suite au meurtre de sa concubine. Pour nous lecteurs, en plus de notre conscience qui ne peut qu’être outrée à la lecture de ces deux récits, la Bible nous confirme qu’il n’était pas juste qu’ils utilisent leurs filles comme moyen d’atténuer le problème. On touche là au quatrième effet néfaste d’une ville corrompue : le reniement de la fragilité. En effet, pour un père, une des principales missions n’est-elle pas de monter jalousement la garde sur la pureté de sa fille ? Et un mari, de veiller sur sa femme? Même une personne pourtant fervente comme Lot ou le vieillard et le lévite à Guivéa, lorsqu’ils sont acculés, en sont venus à négliger leur fille et épouse. Ce quatrième fléau d’une ville qui devient mauvaise est de provoquer des angoisses au point de détourner progressivement chacun de protéger la faiblesse et qui va être sacrifiée par peur de l’épreuve qui se présente. En somme, dans une ville corrompue, c’est l’Abomination de la Désolation décrite par Daniel (Dn 9, 27 ; Dn 11, 31 ; Dn 12, 11) qui a été placée. Il s’agit d’une idole représentant tous les péchés les plus graves, placée dans le Temple afin de faire croire que désormais c’est celui-là, le vrai sacrifice. Cette abomination interrompt donc le Sacrifice au vrai DIEU et fait chuter un grand nombre de personnes, comme lors de l’épisode du veau d'or. Et cette abomination se situe également (et surtout) dans le coeur des citadins de la ville mauvaise, où l’amour a été remplacé par des idoles muettes, au point de renier toute fragilité.

 

Lieu de louange commune ou de rumeur de guerre

La ville est le leu par excellence où la population peut, lorsqu'elle se rassemble, faire monter vers DIEU une puissante louange. Cependant, lorsque la richesse matérielle fait oublier le SEIGNEUR et que la louange cède peu à peu la place aux critiques et aux récriminations, alors la population devient facilement manipulable et dans ce cas les responsables font naître une rumeur de guerre (par exemple en Jg 9, 31 ou en Za 11). Un article détaille cet item comme un Signe des Temps à part.

 

1-3 : L'intervention du SEIGNEUR auprès des villes

Les villes qui n’accueillent pas les prophètes

Sodome et Guivéa dont nous avons parlé, seront détruites à cause des graves péchés montés auprès du SEIGNEUR : Sodome par le déluge de feu ; Guivéa (tribu de Benjamin) par l’attaque des autres tribus d’Israël, outrées par le crime commis. C'est aussi le cas de bien d'autres villes mauvaises citées dans l'Ancien Testament, pour lesquelles le TRÈS-HAUT dit envoyer le feu (l'incendie), l'épée (la guerre), la peste (la maladie), la famine, les bêtes sauvages... - ou bien une partie de ces fléaux.  À vue humaine, cela ressemble sans doute à un véritable gâchis. Mais à y regarder de plus près, DIEU n'a t'il pas envoyé au préalable des Prophètes ? Les Prophètes n'ont-ils pas été persécutés ? DIEU n'a t'il pas fait fuir ceux qui écoutaient les Prophètes avant le cataclysme ? Le SEIGNEUR n'est-il pas capable de faire des merveilles même pour les personnes qui périssent de manière violente ? Est-ce que je connais ce qui se passe dans le coeur de ces personnes au moment de leur mort ?  Si je crois dans un PèRE plein de tendresse, cette difficulté ne devrait-elle pas s'estomper dans mon esprit ? D'autant plus que lorsqu'un lieu est vraiment corrompu, le SEIGNEUR n'est-il pas le mieux placé pour le rayer de la carte s'Il l'estime nécessaire, afin que ce lieu ne corrompe pas le reste du monde ? Le psalmiste ne dit-il pas : « Lève-toi, SEIGNEUR, affronte-les, renverse-les ; par ton épée, libère-moi des méchants. »? (Ps 17, 13)

En tout état de cause, il semble que lorsqu'on parle des fléaux s'abattant sur une ville de péché dans un sens premier (feu, épée, peste...), ils sont également susceptibles de représenter les fléaux que nous avons décrits : le brouillage des langues, la perversité, la persécution des prophètes, l'annihilation de la fragilité et la rumeur de guerre. Ainsi, rien n'empêche par exemple de dire que la peste, l'épée et l'incendie se sont abattus sur Sodome. En effet : la peste est la perversité de ceux qui voulaient abuser des étrangers et de Lot qui s'est laissé contaminer dans son regard sur sa fille (il était temps de l'extraire de cette ville !), l'épée est la parole de ces anges qui ont appelé le décret divin de destruction sur la ville ; l'incendie est la persécution de ces anges et le déluge de feu.

  

Les villes qui accueillent les prophètes

À l’inverse, une ville comme Jérusalem a en son temps un rayonnement important de part la présence du SEIGNEUR qui s’en dégage. Ainsi en est-il, en tous cas, lors des règnes de David et Salomon. Ceux-ci consultent régulièrement les prophètes Samuel, Nathan... et se laissent déranger (et parfois humilier) par eux (2 S 12). 
Certaines villes commençant à entrer dans un état de péché grave mais savent accueillir les prophètes. Ainsi, le roi Ezékias suit-il les recommandations du prophète Isaïe (2 R 18-19) et en priant et en jeûnant selon les recommandations du prophète, l’armée assyrienne qui était pourtant aux portes de la ville, est mise en déroute.
Le roi de Ninive s’humilie à la proclamation de Jonas et le châtiment est détourné de la ville (pour plusieurs centaines d’années, avant, du moins, que la ville ne recommence à pécher gravement, sans doute…)
On le voit : le SEIGNEUR ne fait rien sans en avertir ses serviteurs les prophètes, comme Il l’a dit à Amos (Am 3, 7). Abraham peut ainsi intercéder pour Sodome, Isaïe pour Jérusalem, Jonas pour Ninive… Le projet du PUISSANT est que les villes soient et demeurent des hauts lieux de sainteté…

 

La fuite des élus

Ce que nous avons observé des villes mauvaises est que le SEIGNEUR avertit ses élus afin de les faire fuir afin que leur âme ne se salisse plus et qu’ils évitent des châtiments plutôt adaptés aux coeurs endurcis.
  • La première fuite de Lot était de rompre avec les moeurs mauvaises de la ville de Sodome en s’efforçant de rester intègre (2 P 2, 7-8)
  • La seconde fuite était de quitter physiquement la ville lorsqu’il a été prévenu concrètement par les anges.
On trouvera aussi ce phénomène lorsque les prophètes Isaïe et Jérémie demanderont à plusieurs reprises aux Israélites de quitter Babylone avant que celle-ci ne soit détruite (Jr 50, 8 ; Is 48, 20, ...)

 

2 - Durant la vie terrestre de JÉSUS (déploiement temporel)

2-1 : Persécution des prophètes et fléau de l'épée à Bethléem

Lorsque la Sainte Famille arrive dans la ville de Bethléem pour se faire recenser, la Vierge Marie sent que l'accouchement est imminent (Lc 2, 1-7). Joseph et Marie sont comme deux étrangers dans cette ville où ils n'ont plus de logement en propre. Et que se passe t'il ? Personne n'accepte de les accueillir. On ne réalise pas le dénuement d'un jeune couple qui ne trouve pas le moindre réconfort de la part des habitants dans cette situation délicate où précisément il aurait tant besoin de soutien... Bethléem est pourtant la "maison du pain" ! Cependant, il semble qu'une personne ait intercédé pour eux en leur proposant un lieu normalement réservé aux animaux ou aux personnes dans la misère : une étable. C'est là que Marie met au monde son FILS. Quelques jours plus tard, Joseph est prévenu par un ange qu'il faut fuir car un fléau va s'abattre sur cette ville : le roi Hérode, plein de fureur, a décidé de s'en prendre aux jeunes enfants. Or, cette ville qui précisément n'a pas voulu être hospitalière avec un jeune couple et un enfant à naître (qui ont eu une action, d'une certaine manière, de prophètes, qui obligent à se prononcer pour ou contre l'Amour), aurait-elle pu croire la venue d'un ange annonçant un danger pour les enfants de la ville ? On connaît la suite de l'histoire : la Sainte Famille fuit en Egypte et les soldats d'Hérode tuent tous les jeunes enfants de Bethléem... Pourtant, plusieurs ont accueilli ces trois prophètes et sont même venus adorer JÉSUS : les bergers et les mages. Il y a donc bien eu une visite fructueuse du SEIGNEUR à son peuple.

 

2-2 : JÉSUS annonce le Royaume de DIEU et la destruction de Jérusalem

2-2-1 : Royaume de DIEU et Babylone

JÉSUS passe trois années à annoncer le Royaume de DIEU, montrant qu’il existe une demeure spirituelle déjà présente partout où nous sommes. Cette demeure peu à peu continue de s'établir sur la terre et surtout dans les coeurs. On ne la voit pas de manière scientifique « Elle est ici ! », mais plutôt en transformant notre manière de voir le monde

En corollaire, JÉSUS, à la fin de ses trois années de prédication itinérante, évoque la destruction proche de Jérusalem en disant qu’il faudra la fuir, comme si l’établissement de la Cité céleste nécessitait la destruction de la ville impie, nommée Babylone ou Sodome dans les écrits bibliques. Cette prophétie s’accomplira en l’an 70 pour la ville Sainte (ville entièrement rasée par les Romains). L’annonce du CHRIST sur ce sujet est principalement contenue dans deux groupes de textes annonçant successivement la destruction de la ville et la fuite nécessaire.

 

"Ce que vous contemplez,
des jours viendront où il n'en restera pas
pierre sur pierre :
tout sera détruit." Lc 21, 6

 

2-2-2 : La destruction de la ville

Lc 19, 41-44 : Lorsque JÉSUS fut près de Jérusalem, voyant la ville, Il pleura sur elle, en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. (JÉSUS, en somme, déclare : « tu ne m’as pas reconnu, moi l'étranger - car nul ne sait réellement d’où je viens - et le prophète - car j’apporte la Parole qui révèle- moi qui venais pour vous éviter ce qui va suivre… »). Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés (c’est l’épée, la peste, l’incendie, la famine…) ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi. (On a vu qu’un des grands malheurs lors de l’embrasement des villes, était que les plus faibles n’étaient plus protégés, voire même périssaient en premier). Et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où DIEU te visitait. » JÉSUS parlera de cette destruction d’une autre manière dans une Parabole : lorsque les invités refusent une fois de plus de venir au festin et vont même jusqu’à maltraiter les serviteurs et à les tuer, que fait le roi ? « Il se met en colère ; il envoie ses troupes, fait périr ces assassins et incendie leur ville »  (Mt 22, 7). JÉSUS nous dit donc à la fois que c’est le SEIGNEUR qui envoie ses troupes détruire la ville meurtrière ; et également qu'il éprouve un immense désarroi de voir périr cette ville… Rappelons-nous que le projet de DIEU est de venir chercher ses élus afin d’éviter que leur âme ne périsse…

Le CHRIST fait sans doute écho à la prophétie du Prophète Zacharie. Celui-ci proclamait : « Alors le SEIGNEUR entrera en campagne contre ces peuples-là, le jour où il se battra, le jour de la mêlée. (…) Alors vous fuirez (…) Puis le SEIGNEUR mon DIEU arrivera, accompagné de tous ses saints. »  (Za 14, 3-5)

 

2-2-3 : La fuite hors de la ville

JÉSUS annonce également qu’il viendra un temps où il faudra fuir les villes car l’heure de leur dévastation est arrivée (Mt 24, 16-23// Mc 13, 14b-20 // Lc 21, 21-23). 
Cela se produira lorsque deux évènements seront observables :
  • 1er évènement : L’abominable dévastateur installé dans le lieu saint. C’est la Présence du SEIGNEUR (Za 1, 9) qui a été remplacée par un symbole de l’ennemi et qui est bien visible : une idole païenne dans le Temple, ou encore des sacrifices à d’autres dieux et d’autres péchés graves commis dans le Sanctuaire (comme dans Ez 8).
  • 2ème évènement : Jérusalem encerclée par les armées. La présence aimante du SEIGNEUR sous la forme d’un rempart de feu (Za 1, 9) a été remplacée par un « rempart » d'hypocrisie, méchanceté et de vénalité, qui à force d'offenser le SEIGNEUR, est lui-même remplacé par un « rempart » d’ennemis belliqueux s’apprêtant à assaillir la ville sainte. 
Au temps du CHRIST, la nation Juive est effectivement cernée de toutes parts : empire romain, Juifs qui collaborent avec les Romains (les Sadducéens notamment), Hérode, une partie des Pharisiens qui sont devenus légalistes au point de refuser le Messie envoyé par DIEU, les chefs des Prêtres... Et tous ces croyants Juifs, Pharisiens, Saduccéens… qui se sont détournés de la religion voulue par le SEIGNEUR ont contribué à ériger l’Abomination, de manière spirituelle (en se détournant du SEIGNEUR), mais aussi réelle (Pilate qui fait massacrer des priants dans le Temple, le procès truqué de JÉSUS lors de la Pâque, le fait de scandaliser le peuple en relâchant devant tous le meurtrier Barrabas…)  

  

2-2-4 : Où et comment doit-on fuir?

« Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils fuient dans les montagnes.
Ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils en sortent.
Ceux qui seront dans les campagnes, qu’ils n’entrent pas dans la ville.
Celui qui sera sur sa terrasse, qu’il ne descende pas pour emporter ce qu’il a dans sa maison.
Celui qui sera aux champs, qu’il ne retourne pas en arrière pour emporter son manteau. 
Car ce seront des jours de vengeance où doit s’accomplir tout ce qui est écrit
Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là !
Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver ni un jour de sabbat...» (Mt 24, 16-23// Mc 13, 14b-20 // Lc 21, 21-23)

Cette prophétie s’accomplit de manière littérale en l’an 70 où Jérusalem et les 35 kilomètres autour (soit la Judée) sont complètement rasés par les Romains : il n’en reste pas pierre sur pierre et même les arbres sont tous abattus ou brûlés. Les Chrétiens, prévenus peu avant ce massacre, ont fui dans les montagnes environnantes (d’après l’évêque Eusèbe).

 
 
 

Jetons maintenant un oeil à ces différents symboles utilisés par JÉSUS.

La Judée représente l’Israël traditionnel. Puisque la religion juive fraîchement transformée en religion Chrétienne ne peut plus être vécue sereinement du fait des persécutions, il est nécessaire de fuir dans les montagnes, c’est-à-dire dans des lieux solides où des personnes feront bon accueil aux chrétiens (par exemple des communautés Esséniennes).

Cette fuite n’est pas forcément physique. En effet, ceux qui sont à l’intérieur de la ville, c’est-à-dire qui appartiennent à des groupes humains, voient peu à peu que ces groupes se pervertissent et qu’ils ne peuvent plus parler en transparence de leur foi : l’Abomination s’y est installée… En trouvant des lieux de refuge, s’instaure alors une Église des catacombes, où les moments importants se vivent de manière cachée, bien qu’ils participent encore à la vie locale. Saint Paul dénonce par exemple des communautés où des péchés graves sont commis en public, ou bien où des pasteurs vivent d’une manière contraire à l’Évangile. 

En revanche, il est des chrétiens qui dans un domaine fonctionnent seul (dans leur travail, leur vie de mère de famille, leur prière…) et qui sont représentés par « ceux qui sont dans les campagnes ». Ils trouvent leur intériorité à bien faire leur travail, à le faire avec amour. La recommandation du CHRIST pour eux est de ne pas entrer dans les villes, en poursuivant leur travail sans chercher dans cette période à nouer des contacts avec les groupes humains officiels qui terniraient leur vie de prière, mais plutôt avec ceux qui, même s’ils sont plus cachés, les aideront à aviver leur intériorité. 

Toujours pour ces chrétiens symboliquement dans les champs, dans cette période de bouleversement où « les montagnes ont changé de place », il devient nécessaire de fonctionner différemment. Les habitudes, si ces chrétiens n’y prennent pas garde, deviennent rapidement un piège, puisque même le manteau (que le travailleur a retiré) peut être néfaste s’il passe trop de temps à « regarder en arrière » afin de le récupérer. Le SEIGNEUR demande de faire le deuil de certaines habitudes si celles-ci ne sont pas absolument nécessaires, car même si des portes se sont fermées et peuvent susciter de la nostalgie ou de la colère, d’autres se sont ouvertes et c’est celles-là qui sont sources de vie. N’est-il pas probable que DIEU dans sa grande bonté, ait réservé au travailleur un autre vêtement afin que celui-ci n’ait pas froid ?

La même idée concerne celui qui est sur sa terrasse, c’est-à-dire qui dans sa vie quotidienne se rend régulièrement dans son lieu secret : dans sa chambre, dans son bureau, … et/ou dans une union particulière avec le SEIGNEUR. Cette personne là, au vu de la période particulière où l’Abomination s’est déclarée, et où les repères traditionnels sont changés, risque de se retrouver piégée si afin de se rassurer elle « descend », au sens biblique de s’« abaisser  » à s’appuyer sur des choses moins essentielles de sa maison : les conseils de ses proches, le fait d’avoir de l’argent sur elle, d’avoir une tenue de rechange, … Dans cette période, l’huile de sa lampe (ce que depuis longtemps elle a approfondi dans sa relation au SEIGNEUR) sera tout ce dont elle a besoin.

Pour la femme enceinte ou qui allaite, il est vrai qu’en période eschatologique sa vie devient plus difficile (tentations d’avorter, tentations de délaisser ses enfants pour son travail…). De manière plus figurée, la femme enceinte[1]  représente toute personne qui ne veille pas suffisamment à ses blessures (rancune, méchanceté) et prépare sa vengeance ou maugrée au lieu de pardonner. La femme qui allaite[2] désigne celle qui dépense son énergie pour quelque-chose de mauvais (contacts superficiels par Internet, culte excessif à son corps, sciences occultes, …) et qui se fatigue pour cela au lieu de le faire pour le Royaume de DIEU.

La fuite en hiver ou le jour du Sabbat est commentée plus bas.

 

♦ En bref :

La fuite semble consister simplement à être à l’écoute de ce que le SEIGNEUR dit : 
  • S’il faut prendre des distances avec certains groupes humains, certaines habitudes, certains fonctionnements, le SEIGNEUR parle à la conscience. Il montre ainsi ce qui ne va pas, qui est devenu dangereux pour la vie intérieure ; ainsi que la manière de s’adapter à ce changement pour ne pas pécher avec les autres personnes du groupe et/ou avec les choses qu’il est nécessaire d’utiliser dans son fonctionnement quotidien.
  • S’il faut fuir physiquement, des signes clairs sont donnés, comme pour Lot fuyant Sodome et pour la Sainte Famille fuyant les soldats d’Hérode.
 
 

3 - Durant le temps de l’ESPRIT-SAINT (déploiement spirituel)

Depuis vingt siècles, des villes se sont construites, des villes ont été détruites. Aujourd’hui, il me semble que les villes à considérer sont d'abord des groupes d'individus à très grande échelles, comme on va le voir.

3-1 - La Jérusalem céleste qui descend du ciel

Commençons par le plus important : la seule ville que le SEIGNEUR demande de considérer dans le détail (Za 2, 6 ; Ap 21, 15) : la Jérusalem céleste, qui est l’Église déjà présente sur terre mais que seuls les anges, les saints du ciel et quelques rares privilégiés parviennent déjà à contempler. Elle est décrite dans le chapitre 21 du livre de l’Apocalypse.

Elle brille de la gloire de DIEU

Comment ? La présence du SEIGNEUR reconnue par tous ses habitants la rend lumineuse et même resplendissante. L’ensemble des chrétiens qui vivent saintement, mais aussi toute personne de bonne volonté qui se garde des fautes graves et s'entraîne vraiment à aimer, en est déjà citoyen et contribue invisiblement à rendre l’Église resplendissante. 

 

Elle est située sur une grande et haute montagne.

Cela signifie qu’elle a un rayonnement considérable, malgré les apparences.

 

Elle descend du ciel d’auprès de DIEU.

Cette construction invisible s’opère par grâce divine. C'est la pluie qui descend du ciel (Is 55, 10-11) et pénètre le coeur des plus humbles, afin de leur donner à leur tour de faire resplendir l'Église en se donnant par amour aux autres (Is 8, 18 ; Is 50, 4).

 

Elle est inaccessible aux lâches, aux infidèles, aux dépravés, aux meurtriers, aux impudiques, aux magiciens, aux idolâtres et aux menteurs.

Seules les vertus et la grâce divine y donnent accès.

 

Elle tient un rôle d’épouse pour JÉSUS.

Etre citoyen de cette cité fait devenir irrésistiblement attirant pour le CHRIST.

 

Elle a d'épais remparts et portes, ornés de pierres précieuses et de perles.

Ceux-ci dépendent des douze tribus d'Israël et des douze apôtres. Cela sous-entend que l'accès à cette cité céleste est réservé à ceux et celles qui ne cherchent pas à nuire au peuple de DIEU. DIEU fait alliance avec l'humanité par la médiation d'un peuple (Juif et Chrétien), incontournable afin d'accéder à cette Cité céleste. Il semble donc important de garder en tête ce qui rend cette cité difficile d'accès : l'antisémitisme, mais aussi la critique des responsables religieux (rabbins, pape, patriarches orthodoxes, pasteurs protestants, intégristes...), mais aussi de la Vierge Marie qui veille sur l'ensemble de ces Églises qui ne sont pas encore rassemblées de manière visible.

 

3-2 : Les villes mauvaises décrites dans l'Apocalypse

Le livre de l'Apocalypse nomme trois villes mauvaises : Sodome, Egypte et Babylone. Celles-ci désignent une corruption des groupes humains selon différents aspects.

3-2-1 : Sodome ou Egypte : les villes qui persécutent les prophètes

Le chapitre 11 de l'Apocalypse montre le ministère prophétique des deux Témoins, ces deux envoyés qui doivent prophétiser et qui se feront tuer. Les villes responsables de leur mort sont appelées symboliquement Sodome et Egypte. C'est leur collaboration qui sera funeste pour la vie des deux Témoins :

  • Sodome évoque une dépravation qui est devenue proverbiale car elle évoque l'attitude des voisins de Lot. Celui-ci dut fuir avant que la ville ne soit détruite par le feu.
  • Egypte évoque l'idolâtrie poussée à son comble, idolâtrie qui n'a pas empêché le SEIGNEUR de sortir son peuple d'Egypte par la main de Moïse. L'Egypte fut décimée en grande partie par les dix plaies et les armées de Pharaon furent détruites par les eaux.

Saint Jean insiste donc dans ces passages de l'Apocalypse sur la dépravation et l'idolâtrie provoquées par Sodome et Égypte et montre deux conséquences néfastes de celles ci. En premier lieu elles provoquent la persécution des personnes petites, faibles et/ou saintes, c'est-à-dire les prophètes (et des deux témoins qui sont des prophètes et représentent tous les prophètes). En second lieu ces villes provoquent physiquement la stérilité de la nature environnante (Jr 23, 13-15 ; Ex  9-10 ; Ez 29, 9, …) Cette conséquence est de plus en plus visible de nos jours (pollution, disparition des espèces animales et végétales, …)

Or, à notre époque, une grande partie de l'humanité se trouve spirituellement prisonnière de ces villes. En effet :

La dépravation a pris des proportions presque sans limites avec l'avènement des écrans : érotisation à outrance, facilité dans la mise en relation pour des rencontres d'une nuit, accès à la pornographie (qui est légale), ...

L'idolâtrie n'a plus de limites non plus, en tout premier lieu avec l'avènement du satanisme moderne et tous les sacrifices humains qui en découlent et l'alimentent ; ce qui permet que les idolâtries plus "légères" soient peu à peu distillées dans la société sous la forme d'addictions. Le livre Les adorateurs du diable de Monseigneur Corrado Balducci (qui fait froid dans le dos) est très éclairant sur ce sujet.

Être prisonnier de ces villes implique une collaboration implicite avec ceux qui persécutent les prophètes et provoquent une destruction progressive de la nature… Autrement dit, quand je ne suis pas guéri par exemple d'un péché récurrent de masturbation, d'adultère, et/ou que je commets des pratiques liées à la sorcellerie (tirer des cartes, franc-maçonnerie, ...), je participe activement (et pourtant peut-être malgré moi) à ce que le monde qui m'entoure se façonne en défaveur des personnes faibles, des prophètes, de la vie et de la nature et que la corruption gagne, ainsi que la prostitution, la pornographie, etc.

 

3-2-2 : Babylone (la grande cité) et les villes des nations

Babylone est nommée de nombreuses fois dans le livre de l'Apocalypse et dans l'Ancien Testament (prophètes Isaïe et Jérémie surtout). Rappelons qu'il s'agit de la troisième ville mauvaise, qui désigne une corruption des groupes humains selon d'autres aspects que Sodome et Gomorre. Sa mission est la suivante : distiller des péchés auprès des groupes humains (les villes humaines, désignées par "villes des nations" en Ap 16, 19). Elle piège les individus par trois péchés précis, révélés par les trois chants de deuil des rois, marchands et des navigateurs lors de la chute de Babylone. Il s’agit des péchés de méchanceté, de vénalité et d’hypocrisie (Ap 18, 10-19). Babylone désigne donc les forces mauvaises qui poussent les groupes humains à la méchanceté, la vénalité et l’hypocrisie. Et peu à peu, les groupes corrompus se retrouvent piégés dans les « quartiers » de Babylone où ils finissent par commettre d’autres péchés.

Comme lors des dix plaies d'Égypte (Ex 7-12), les méchants sont victimes des plaies tandis que les élus sont incités à fuir progressivement ces mauvaises "villes" et en sortent avec les bras chargés de grâces spécifiques. En effet, chaque plaie opère un transfert des grâces des méchants (qui ne s'en servent pas) sur les personnes de bonne volonté. Visitons ensemble ces cinq "quartiers" de Babylone que le SEIGNEUR demande à son peuple de fuir, afin de ne pas subir les mêmes châtiments que ceux qui restent dans la ville, c'est-à-dire qui ont adopté les moeurs mauvaises de Babylone. Babylone est également désignée dans l'Apocalypse par la bête-panthère (Ap 13, 1-10) : elle est l'une des trois grandes attaques du démon contre l'homme. En effet : le dragon s'attaque à notre foi, la bête panthère (= Babylone), en s'attaquant aux groupes humains, entame notre espérance et l'Antéchrist s'attaque à notre capacité d'aimer.

 

1) Opulence : Babylone réside au bord des océans

Ap 17, 1.15 ; Ha 2, 6-8 ; Is 47, 1-4 ; Jr 50, 4-16 ; Jr 51, 10-14 ; Ex 7, 26 - 8, 11 ; Ex 10, 1-20

Que fait-elle ? Elle fait en sorte que nous vivions dans l’opulence et fait tout pour que l’on n’en sorte jamais. On l'appelle "Délicate et jouisseuse". Délicate : qui se laisse dominer par les produits raffinés, les aliments toujours plus riches et haut de gamme, les technologies toujours plus avancées (pour aujourd'hui : voitures, téléphones, ordinateurs...) au point de ne plus se nourrir d'abord grâce au SEIGNEUR.

Jouisseuse : qui oublie qu'à force de profiter, cela devient un vol des plus pauvres. Nous nous chargeons ainsi progressivement d'une dette de plus en plus lourde envers nos frères et soeurs plus démunis.

Comment fuir cette ville ? Sans doute en demandant au SEIGNEUR force et tempérance, afin d'adopter un mode de vie plus simple, où je n'achète pas tout de suite ce dont je crois avoir besoin, où je me pose la question "faut-il vraiment avoir chacun un travail à temps plein dans notre couple ?", où je ne fais pas entrée-plat-dessert à chaque repas, où j'accepte régulièrement de manger sans ajouter sel, poivre, épices ou ketchup à mon plat, où j'ai des loisirs simples qui ne nécessitent pas systématiquement de dépenses ou de téléchargement illégaux (promenades, lecture, jeux de société) afin de garder une connexion forte avec les personnes plus pauvres et/ou qui ont besoin de moi, afin de ne pas finir comme le riche qui ignorait le pauvre Lazarre assis à sa porte.

Le jugement de DIEU sur la délicatesse et la jouissance, pour ceux qui ne "fuient pas la ville" à temps, est la plaie des grenouilles et la plaie des sauterelles, qui dévorent et pillent ceux qui se permettaient de piller les autres.

Les grenouilles : ce qui est à l'intérieur de notre maison (les pièces de notre maison et ce qui s'y passe, notre corps, les personnes de notre famille...) vont subir des désagréments tels que des maladies, des cauchemars, des troubles, des envahissements par des nuisibles, etc.  Chaque flèche (maladie,...) tirée par l'ennemi (qui apparaît dans notre famille par exemple) est comme un héros victorieux qui ne revient pas les mains vides, c'est-à-dire que cette contrariété, par la patience et l'abandon qu'elle nous demande, nous détachent de notre préciosité et porte des fruits abondants dans le Royaume de DIEU.

Les sauterelles : le SEIGNEUR estime que nous avons touché tous nos gains, nous avons atteint la quantité de produits volés à nos frères pauvres au-delà de laquelle nous mériterions d'être détruits. Ainsi, Il nous oblige progressivement à nous priver, à revenir aux tâches humbles. N'avez-vous pas remarqué que depuis plusieurs années et surtout depuis 2020, c'est comme si toute l'herbe de notre bien-être était grignotée par les évènements ? Ainsi nous sommes contraints d'arrêter d'utiliser à tout crin notre véhicule, d'aller au restaurant, au cinéma... Et nous nous trouvons obligés par les circonstances à s'occuper nous-mêmes de nos enfants plutôt que de les mettre à la cantine, nous devons nous préparer nous-mêmes les repas... À l'échelle mondiale : les pays riches du monde, qui pillent les pays pauvres, se retrouvent peu à peu pillés par le système économique. Je pense qu'une famine surviendra bientôt dans les pays riches et que seuls ceux qui se seront habitués à se priver supporteront facilement ce qui arrivera alors. Il est dit en Jr 51 que tout (superflu) sera pillé, comme l'est un pays complètement désertique...

Fruits pour les élus : Pour ceux qui acceptent de fuir cette opulence par la force et la tempérance, est donné le sel (capacité à avoir une parole ajustée et percutante) et la capacité de délivrer (exercer l’autorité avec le CHRIST).

Le sel : les personnes secouées par ces "moustiques" (par exemple par la crise sanitaire) ont leur colonnes et leurs murailles démolies, c'est-à-dire que ce qui d'habitude m'empêche d'aborder avec eux certains sujets délicats s'est écroulé et je peux, en qualité de chrétien, discuter de sujets où le sel de l'Évangile est attendu. De plus, ces périodes de "moustiques" sont propices à témoigner vivement contre (et à combattre) tout semeur et tous ceux qui manient la faucille au temps de la moisson, c'est-à-dire qui entretiennent ce système d'opulence injuste (commerce du luxe, commerce qui sous-paie les producteurs, commerce de la pornographie, ...)

La délivrance : le peuple du SEIGNEUR, au lieu d’être balloté de montagne en colline où l’herbe n’est pas nourrissante (nourriture, jeux, films et jeux vidéos…), est pardonné, délivré de ses mauvais pasteurs et restauré dans l’Alliance avec le SEIGNEUR. Ainsi, il retrouve sa dignité de peuple de DIEU et sa capacité de délivrer du mauvais, comme les premières Églises chrétiennes qui étaient unies et fortes.

 
 
 

2) Corruption : Babylone se prostitue avec les rois de la terre et enivre les nations, tenant en main la coupe de prostitution

Ap 17, 2.4 ; Ha 2, 15-18 ; Is 47, 5-6 ; Jr 50, 17-32 ; Ex 7, 8-13 ; Ex 10, 21-29

Que fait-elle ? Elle corrompt les responsables et endort le peuple. On l'appelle "Dominatrice des Royaumes". Et plus le peuple s'assoupit du fait des choses vaines (boire, manger, loisirs excessifs, …), plus lui-même se corrompt dans ses activités, moins il prie pour ses responsables et plus ces derniers finissent, à cause de leur charge écrasante, par se corrompre. Et ensuite ces responsables qui ne sont plus suffisamment protégés par le SEIGNEUR, agissent comme les serviteurs impitoyables de la Parabole qui persécutent le peuple et montrent à tous leurs faiblesse (l’incohérence de leurs décisions, leurs dissensions entre partis politiques...), ce qui devient de nouveaux sujets de critique de la part du peuple. Les responsables ont un immense besoin de la prière du peuple, car malheureusement, lorsque les temps s'accélèrent, le Prophète Jérémie dit à plusieurs reprises que beaucoup de responsables "s'endormiront d'un sommeil sans fin, ils ne se réveilleront plus" (Jr 51, 57), c'est-à-dire qu'ils se damneront, refusant définitivement l’Amour du SEIGNEUR.

Comment fuir cette ville ? Par la bienveillance et le pardon. Bénissons nos responsables ! Bénissons nos frères et soeurs ! Cela ne nous regarde pas que leurs intentions soient bonnes ou non, ce qui nous regarde est de leur envoyer la force nécessaire pour accomplir le bien de leur propre gré ou poussés uniquement par la main du SEIGNEUR. Conversons avec eux plutôt que de nos affliger d’eux parce que nous ne les comprenons pas. Évitons de parler des absents car la plupart du temps, discuter avec la personne concernée résoudra notre problème. Fuyons les mails qui bien souvent ternissent nos relations. Si jamais nous sentons que nos responsables sont injustes, offrons-le au SEIGNEUR car lorsque la coupe sera pleine, le SEIGNEUR Lui-même changera la donne.

Le jugement de DIEU sur cette corruption pour ceux qui ne "fuient pas la ville" à temps est la plaie des ténèbres et la plaie du bâton changé en serpent.

Plaie des ténèbres : chacun, au lieu d'agir, passe son temps à s’affligerde la moindre personne qui ose entreprendre quelque-chose (impossibilité à aimer ses frères), puis utilise toute son énergie en critique (impossibilité à agir) comme ces gamins assis sur les places de Mt 11, 16-19 et peu à peu tout s'accélère : la corruption des responsables et l'enivrement du peuple... Cette "crise" à l'échelle mondiale depuis 2020 n'est-elle le plus grand esprit d'égarement qui se soit produit jusqu'à aujourd'hui ? Franchement, comment osons-nous faire du sujet sanitaire l'unique sujet de tous les médias comme si le monde tournait autour d'un virus rond ?

Bâton changé en serpent : la course acharnée de tous ceux qui s’accrochent au pouvoir pour écraser les autres, va se stopper nette, d’une manière brutale, car la somme des injustices commises et offerte par les personnes dont ils avaient la charge, aura été atteinte. La puissance des pardons répétés va engloutir la puissance apparente de ce pouvoir corrompu, comme le bâton de Moïse et Aaron engloutit le bâton de Pharaon. Et ils ne comprendront pas comment le pardon aura été plus fort, dans ce monde déchu où l'on riposte et surenchérit à la violence.

Fruits pour les élus : Pour ceux qui acceptent d'espérer dans les autres et de prendre la dernière place, il nous est donné d’être absous des offenses que nous devions réparer et de recevoir la lumière de l’ESPRIT-SAINT, « colonne flamboyante, guide pour un itinéraire inconnu et soleil inoffensif pour une glorieuse migration » (Sg 18, 3).

 
 
 

3) Violence : Babylone est juchée sur une bête écarlate à 7 têtes et 10 cornes, ivre du sang des saints et des témoins de JÉSUS

Ap 17, 3.6 ; Ap 18, 7-8 ; Ha 2, 12-14 ; Is 47, 7-9 ; Jr 50, 33 - 51, 3 ; Jr 51, 15-33 ; Ex 8, 16-28 ; Ex 9, 13-35

Que fait-elle ? Elle s'appuie sur les 7 péchés capitaux et l'oppression grâce à l’enfermement des humains dans ses cinq quartiers maléfiques (10 est le chiffre de l'oppression) afin de construire une ville (de mener à bien ses projets) comme si c'était cela, la bonne manière d'exercer l'autorité. On l'appelle "Perpétuellement dominatrice". Les 10 sphères qu'elle opprime et détruit peu à peu (Jr 51, 20-23) sont les suivantes : le peuple (qui est peu à peu réduit à une forme d'esclavage et qui est gouverné par le mépris et l'injustice), les états (qui perdent leur souveraineté et leur unité nationale), les vertus morales (qui, une fois absentes, empêchent chacun d'entendre sa vocation et de réaliser de grandes choses dans sa vie), la différence sexuelle (qui, lorsqu'elle s'estompe, détruit les individus), le respect de chaque âge (qui, lorsqu'il disparaît, ouvre la porte à l'avortement et l'euthanasie), l'enfance (qui, de nos jours, protège vraiment ses enfants de tout ce qui les corrompt?), les responsables (avec toutes les méthodes de management toujours plus destructrices), le monde du travail (qui, malheureusement, a tendance à déstructurer l'individu au lieu d'être le lieu où il s'accomplit en transformant le monde), les responsables (qui se corrompent comme on l'a vu). Pour être précis, c'est le SEIGNEUR qui déclare "Tu étais pour moi un pilon, une arme de guerre. Avec toi, j'ai pilonné : ..." (et DIEU cite les 10 catégories).  C'est donc bien le TOUT-PUISSANT qui a formé le projet, dans un premier temps, de nous briser par l'intermédiaire de Babylone, afin que nous nous détachions de tout ce qui est inutile, que nous nous relevions et que, purifiés par le Sang du CHRIST, nous ayons accès à la cité Sainte. Nous sommes tous et toutes concerné-e-s par ce fonctionnement mauvais : cette propension au rapport de force et d'ego, aveuglé-e-s que nous sommes par des projets que nous n'avons pas toujours suffisamment discernés dans la prière. A l’échelle individuelle, deux attitudes sont encouragées par Babylone afin que nous soyons violents avec notre entourage : lecarriérisme(qui nous fait négliger nos enfants) et le féminisme/sexisme(qui nous fait nier les différences hommes/femmes et nous fait nous accaparer ce qui relève de l’autre sexe.) Pour le féminisme que je condamne ici, je ne parle pas ici de l’attitude bonne de revendiquer plus d’équité entre hommes et femmes, mais uniquement le fait de chercher à être auto suffisant-e en ne consultant pas mon époux sur les sujets où c’est d’abord à lui (ou à elle) de trancher une question donnée. DIEU a voulu le couple humain harmonieux par les complémentarités et l’entente mutuelle.

Comment fuir cette ville ? En redevenant prudents et humbles.

Prudents : en prenant le temps de discerner avant chaque décision si ce choix, ce projet est source de vie, quitte à se donner un peu plus de temps car le SEIGNEUR donnera la paix lorsque le moment sera la bon pour trancher la question avec prudence. Cette méthode conduit à éviter les pièges que les objectifs que je me fixe ne soient teintés par le péché. Et plus je me sens persécuté(e) dans mon travail, ou ma vie sociale, etc, (signe qu'il me faut fuir, changer quelque-chose dans ma vie), plus afin d'en sortir j'aurai besoin de prendre mes décisions sans aucune précipitation, en mettant le SEIGNEUR "dans le coup".

Humbles : l'humilité est une cape d'invisibilité qui me dérobe à mes oppresseurs, puisque je ne recherche pas à asseoir le moindre pouvoir mais à faire plaisir au CHRIST. C'est désarmant pour une personne du monde de s'apercevoir qu'un chrétien n'est pas un concurrent, car il ne cherche jamais la première place, persuadé que c'est le SEIGNEUR lui-même qui, au moment voulu, récompensera son serviteur qui a temporairement accepté d'être "inutile".

Le jugement de DIEU pour ceux qui ne "fuient pas la ville" à temps est la plaie de la grêle et la plaie de la vermine. En effet, toute cette corruption a brutalisé les élus, mais le SEIGNEUR TOUT PUISSANT, c'est son Nom, plaide vigoureusement leur cause, car Israël est la tribu de son patrimoine !

La grêle : ceux qui oppriment et dominent vont être victimes d'évènements soudains (qui vont leur faire violence), qui vont réduire à néant leurs projets et ce qui les rend forts. Comme par hasard, ce sont eux qui vont être les plus sensibles aux changements comme le confinement ou le couvre-feu qui vont complètement les paralyser, au lieu de voir ces modifications comme des opportunités de s'organiser différemment de d’habitude et de recevoir des grâces spécifiques. La rumeur de guerre agit également comme une grêle sur Babylone.

La vermine : ceux et celles qui utilisent la force dans leurs relations humaines vont être frappé-e-s dans leur relation aux autres et se retrouver esseulés et dans l'angoisse. Et aussi, bien souvent, dans leur vie conjugale. En contraste, les personnes les plus humbles, les "petits du troupeau » resteront seront d’un calme et d’une paix remarquables et recevront le pouvoir sur ceux qui les oppressaient.

Fruits pour les élus : en réapprenant à agir avec prudence et humilité, le SEIGNEUR va me donner la joie. Une joie surnaturelle qui va être rendue visible par le marasme ambiant (peur des virus, peur des autres, peur des rumeurs de guerre, peur de l'avenir...) Et DIEU me donne la manne, c'est-à-dire d'être quelqu'un de nourrissantpour mon entourage, qui va sentir l'Amour de DIEU à mon contact. Peu à peu, le pays sera rempli de la connaissance de la gloire du SEIGNEUR, comme les eaux comblent la mer. 

  
 

4) Fraude : Elle est vêtue de pourpre et d'écarlate, étincelle d'or, de pierres précieuses et de perles

Ap 17, 4 ; Ha 2, 9-11 ; Is 47, 10-11 ; Jr 50, 2-3 ; Jr 51, 46-58 ; Ex 7, 14-25 ; Ex 8, 12-15

Que fait-elle ? Elle nous pousse à la vénalité (ne viser que notre intérêt) et l’hypocrisie (cultiver notre apparence) en nous disant que notre malice (nos raisonnements, nos connaissances) nous mettra à l'abri du malheur. Et comme Babylone, nous disons : "Personne ne me voit" et "C'est moi qui compte". En réalité, ces injustices nous mettent en danger, ainsi que notre propre maison (notre maison elle-même, notre famille...)

Comment fuir cette ville ? En étant comme des enfants : simples, obéissants, à l'écoute, dépendant des autres, en particulier aux institutions et aussi lorsque notre conjoint ou notre responsable nous demande quelque-chose qui nous déstabilise.

Le jugement de DIEU intervient sur les trois idoles de Babylone, à cause desquelles tant de personnes sont entrées dans cette ville et y ont été piégées. Sur la vénalité et l'hypocrisie s'abat la plaie des moustiques. Et le jugement sur cette assurance démesurée (malice) dans notre sagesse et notre science : la plaie du sang. Ces plaies font donc chuter les trois idoles babyloniennes :

  • Bel (« rien », c’est-à-dire ce à quoi je m’attache en étant vénal), car les plaintes du peuple de DIEU devant l’Abomination dans le temple est montée vers DIEU.
  • Babylone (« confusion, mélange » c’est-à-dire toute hypocrisie), car le SEIGNEUR ne veut pas que les rumeurs de guerre ne fassent faiblir le courage de son peuple.
  • Mardouk (« rébellion, carnage », c’est-à-dire toute malice), car le nombre de victimes tuées (enfants avortés, personnes qui ne croient plus en l’Amour, ...) doit être réparé.

La chute de ces trois idoles rend beaucoup plus visibles les enjeux des quartiers mauvais de la ville ; ainsi le SEIGNEUR avertit le peuple du danger qu’il court en continuant à mener cette vie dévoyée. Revenons sur les deux plaies par lesquelles le TRÈS-HAUT juge ces trois idoles afin de mieux comprendre comment celles-ci s'écroulent.

Les moustiques : le SEIGNEUR rend visibles notre attachement à notre bien-être, aux choses matérielles et à notre apparence. Nos fétiches sont démasqués ! Par exemple : ce masque que l'on m'impose comme s'il apportait la vie éternelle, ne révèle t-il pas certains de mes points d'orgueil (ma peur de tomber malade, ma peur qu'on me reproche de ne pas suivre les règles ou de contaminer quelqu'un, ou à l'inverse : ma peur de ne pas réussir à bien respirer qui se transforme en colère) ? De fait, comme le masque bafoue le droit inaliénable de tout individu de respirer correctement l'air donné par DIEU, cet objet qui devient stupide lorsqu'on le porte toute la journée n'est-il pas précisément comme des moustiques envoyés par le SEIGNEUR afin de jeûner d'une respiration correcte et que je me détache de toutes mes zones d’orgueil ? Autres types de moustiques : la complexité de gérer ses finances lorsqu’on a beaucoup d’argent (produits financiers, conseils d’administration…) qui nous préoccupent et nous usent. Ou encore : le regard des autres.

Le sang : Un désastre imprévu, dont nous n'avons vraiment pas idée, va complètement nous défier. Nous dupions les autres par un langage trompeur ? Notre sagesse et science habituelles vont devenir trompeuses. J’étais un expert en raisonnant ? Mes raisonnements (mes « ministres et mes sages ») deviennent faussés : je succombe aux rumeurs de guerre (épidémies, actualités angoissantes…) Pour cette plaie du sang, je renvoie une fois de plus (par exemple) à ce masque que l'on nous oblige à porter, auquel peut-être je m'agrippe comme une sécurité et qui montre à tous mes propres limites (mon « rempart et mes hautes portes sont dévastées ») alors que je cherchais à les leur cacher. 

Fruits pour les élus : En étant toujours vrai, candide et en faisant tout pour le SEIGNEUR, Il nous aidera à unifier nos forces avec les différentes Églises pour le moment séparées, et nous retrouverons une capacité à être source d'eau vive et de guérison. Le SEIGNEUR, qui comme on l’a vu juge la méchanceté car Il a pitié de son peuple, restaure son Alliance avec nous.

 

5)  Idolâtrie : Elle porte un nom mystérieux gravé sur le front : Babylone la grande, mère des prostituées et des abominations de la terre.

Ap 17, 5 ; Ha 2, 19-20 Is 47, 12-15 ; Jr 51, 4-9 ; Jr 51, 34-45 ; Ex 9, 1-12

Que fait-elle ? Elle nous fait négliger notre vocation - injustice - (faire garder nos enfants d’une manière excessive, les abreuver d’écrans à l’excès, tricher vis-à-vis de notre employeur, négliger nos paroissiens si nous sommes prêtre, négliger notre peuple si nous sommes responsable…) et commettre des péchés d'idolâtrie : magie, enchantements, voyance, pornographie… Nous privons ainsi le SEIGNEUR de l’offrande quotidienne de notre vocation et du culte qui lui est dû. Ainsi, nous rendons un culte au roi de Babylone qui nous vide peu à peu de nos forces ; nous nous fatiguons à notre insu. Il nous marque du sceau diabolique sur le front, ce qui signifie que notre volonté devient paralysée et nous devenons de parfaits habitants de cette cité païenne, qui vivront selon un mode de vie bien défini et jamais n'opposeront de résistance. Peu à peu, le pays se remplit d’offenses, c’est-à-dire de structures de péché (lieux de prostitution, lieux pour des sectes, lieux d’avortements, lois infâmes…) qui enivrent, c’est-à-dire font chuter un grand nombre.

Comment fuir cette ville ? En pratiquant les fondements de la vie chrétienne pour recevoir la foi : prière, Sacrements, lecture de la Parole de DIEU, pardon et surtout en accomplissant notre vocation pour accomplir la justice.

Le jugement de DIEU pour ceux qui ne "fuient pas la ville" à temps : les fléaux de la peste du bétail et des furoncles.

Peste du bétail : Nous allons être gravement touché-e-s dans notre travail, nos qualités, les domaines dans lesquels nous exerçons notre autorité, notre talent prophétique, et aussi les personnes qui dépendent de nous (nos enfants, notre équipe au travail, nos paroissiens si nous sommes prêtre…) Nous aurons l’impression de nous épuiser, d’être submergés par des problèmes et que tout ce que nous faisons est d’une grande aridité.

Furoncles : Ces moyens mauvais vont devenir inefficaces et ridicules, contrairement aux armes chrétiennes, au point de déteindre sur nous en nous occasionnant des maladies physiques et spirituelles proportionnelles à la gravité de notre péché d'idolâtrie, au point que nous serons comme ivres (de colère, de pouvoir, de sexe, ...) et incapables de revenir au SEIGNEUR.

Fruits pour les élus : Ceux qui crient vers le SEIGNEUR devant les injustices qu’ils subissent et qui pleurent en voyant toutes les abominations commises par l’Église et par notre nation retrouveront une vraie paix intérieure et seront marqué-e-s du sceau de DIEU, qui les rendra invincibles aux attaques de Satan. 

 
 
 

3-3 : Fuite spirituelle et fuite matérielle

Nous avons décrit comment le SEIGNEUR nous avertit que la ville est devenue un lieu mortifère par les mauvais fonctionnements qu’elle nous avait fait adopter.

Nous avons écouté les appels pressants de DIEU et avons veillé à arrêter complètement de pécher mortellement et de rester purs du péché.

Nous avons normalement tout ce qu’il nous faut afin que, lorsque, si tel est le projet du SEIGNEUR là où nous sommes, si nous entendons un appel pressant à partir physiquement, nous soyons pret-e-s.

Les signes s’accumulent montrant de nos jours un embrasement des villes : stress, avortements, dépravation, pollution, contraintes policières, manifestations, scènes de pillage… La décision de déménager dans un endroit en campagne relève d’un discernement car c’est le SEIGNEUR qui sait s’il nous est bon de fuir ou non et dans ce cas nous aide à comprendre le bon moment.

 
 
 
 

3-4 : Paris détruite?

La ville de Paris, capitale du pays qui est la fille aînée de l’Église, a une influence considérable sur le monde de part l’exemple positif ou négatif qu’elle donne. Or, nombreux sont ceux qui ont prophétisé la destruction de Paris depuis le Vème siècle[3] : Saint Césaire, Frère Jérôme Botin, Père Nectou, Soeur Marianne Gaultier, soeur Marie Lastate, la prophétie d’Orval, Jean de Vatiguerro, Marie Martel, Saint Benoît-Joseph Labre, Mélanie Calvat voyante de la Salette, l’abbé Souffrant, Marie des Brotteaux, Marie des Terreaux, la religieuse de Belley. Car de même que cette grande ville a perdu beaucoup de monde par son mauvais exemple, de même faut-il que son jugement soit une leçon donnée au monde (Ap 18). Mais attention : ces prophéties ne sont-elle pas conditionnelles ? Ne sont-ce pas des avertissements que le SEIGNEUR adresse afin d’éviter ou du moins repousser cette destruction ? Pour preuve : en 2003 JÉSUS demande à sa messagère JNSR de planter sept croix dans Paris afin de protéger la capitale. Comme à Ninive, DIEU différa la destruction de la ville par la prédication de Jonas et le repentir de ses habitants.

 
  
 

3-5 : Atténuer les fléaux

Alors, ne peut-on pas par une prière fervente atténuer les fléaux que la ville mérite normalement ? Notre SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST nous dit que oui : « Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver ou un jour de Sabbat » (Mt 24, 20 et //) Cela nous dit que la fuite est peut-être inévitable pour que ceux de la ville qui refusent l’Amour de DIEU soient passés au crible du jugement et que quelques-uns se convertissent, mais les conditions de la fuite peuvent devenir beaucoup plus douces et cela de trois manières :

  • Le SEIGNEUR peut empêcher le fléau destructeur de s’abattre « le jour du Sabbat », c’est-à-dire au moment même où notre conscience va être divisée, comme les Hébreux qui ne voulurent pas se défendre de l’attaque ennemie le jour du Sabbat et se firent massacrer (1 M 2, 34-38). De nos jours, si nos anges nous disaient de nous enfuir en plein confinement ou durant le couvre-feu, ou pendant une messe, une partie des personnes ne serait-elle pas piégée par sa difficulté à discerner rapidement de ce fait ?
  • Si le moment de la fuite se produit « en hiver », ou d’une manière générale dans un moment qui va faire fondre notre courage (froid que nous ne supportons pas, forte chaleur, guerre si celle-ci se déclare…), n’allons-nous pas nous user à convaincre nos frères et soeurs indécis de la fuite, au lieu de fuir promptement ?
  • Ces jours-là peuvent être abrégés à cause des élus : la durée pendant laquelle pourra sévir le destructeur sera, par la prière, raccourcie… Quelle prière ? Sûrement toute prière fervente ! Par exemple : le Très Saint Rosaire, l’union au Coeur du CHRIST, la pratique des Sacrements… mais n’est-ce pas surtout par les appels que le SEIGNEUR nous adresse à travers tous les frères et soeurs qui nous sollicitent pour nous demander un peu d’aide ?
 

♦ En bref :

Nous allons peu à peu voir les "villes" telles que nous les connaissons (disons : le mode de vie "citadin", ou "technique"[4]), s'écrouler : 
  • Le monde du travail est de plus en plus dur pour les salariés et aussi pour les employeurs.
  • Les loisirs ont déjà commencé à "s'évaporer" : sport, cinémas, restaurants...
  • De nos jours, en ville, il faut faire comme si on était en guerre contre un virus très méchant...
  • Nous connaîtrons bientôt d'autres restrictions, certainement sur la nourriture et les écrans.

Le meilleur entraînement que nous puissions faire est de "fuir" ces villes.

  • En premier lieu : je ne dois plus commettre de péché mortel. L'heure vient où le péché mortel récurrent deviendra une lourde chaîne que je n'arriverai plus à retirer.
  • En second lieu : fuyons tout ce qui est inutile dans nos vies et qui nous piège (et que nous avons décrit sous les traits de Babylone-la-Grande, Sodome et Égypte). Ainsi, exerçons-nous à réduire nos temps d'écrans (surtout les jeux vidéos et les réseaux sociaux), à nous doucher de manière courte et pourquoi pas à l'eau froide, à jeûner plusieurs fois par semaine, à avoir des loisirs en lien direct avec la nature... car plus le temps va s'accélérer, plus ceux et celles qui n'auront pas cet entraînement auront à souffrir, subissant de plein fouet la contrainte...
  • Enfin, le CHRIST a promis que les fléaux seraient considérablement atténués par notre prière. Prenons des moments pour prier selon nos moyens (Chapelet, Eucharisties, lecture de la Parole de DIEU, ...)
  
 

[4] Le Pasteur Jean-Marc Thobois, explique dans ses conférences sur la Doctrine de DIEU, que depuis le XIXème siècle, l'homme a créé un environnement "technique" dans lequel il vit (béton, ciment, technologies, ...), ce qui le convainc peu à peu que c'est cela, le monde réel et que c'est lui, l'homme, qui crée son propre univers. Ainsi, la nature n'est plus vue comme un environnement reçu et auquel il appartient (un environnement créé par DIEU), mais comme un lieu qu'il utilise et dont il réfrène les côtés gênants (tremblements de terre, épidémies, ...). C'est un véritable terreau pour l'athéisme. C'est cette cité-là, aussi appelée Babylone, qui va s'écrouler.
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