Les 2 témoins
Un site chrétien réalisé par un couple catholique

Za 4, 14 : "Ce sont les deux personnes désignées pour l'huile, celles qui se tiennent devant le Maître de toute la terre."

Les Sacrements

Connaissons-nous bien les Sacrements, ces immenses ressources spirituelles dont l'Eglise dispose ? Et savons-nous comment les vivre et les utiliser à fond ?

 

 

1 - Le projet initial de Dieu et la chute

Dieu a un projet pour l’homme et la femme. Il fait de l’humanité le sommet de sa création, cela est raconté dans le 1er récit de la création en Gn 1 et 2 : alors que pour tout le reste (lumière, mer, plantes…) il est dit « cela était bon », pour l’humanité Dieu dit : « cela était très bon ».

Le 2nd récit de création qu’on trouve en Gn 3 révèle le projet de Dieu pour le genre humain: « tu garderas le jardin ». Le jardin, autrement dit le monde matériel, mais aussi le jardin spirituel, le jardin de nos âmes. Dieu a créé un univers dont l'homme est le centre, et son rôle est de préserver cet univers en contact direct avec Dieu.

L’humanité a donc la responsabilité de transformer le monde: l’homme avec sa force et sa rationalité avec lesquelles il conceptualise, bâtit, élabore; la femme avec sa sensibilité, sa capacité infinie de pardon et son intuition qui excelle à transformer le lien qui unit tous les hommes entre eux. Pour exemple, les personnes qui travaillent dans des entreprises mixtes peuvent constater ce bel équilibre qui s’instaure car nous profitons des grâces masculines et des grâces féminines qui se complètent si bien.

Dans le livre de la Genèse, lorsque le premier couple humain se détourne de Dieu, le Seigneur accepte qu’un autre, le serpent, prenne autorité sur ces deux domaines. En premier lieu, le lien interhumain se corrompt. La femme est nommée à deux reprises: d'une part elle se trouvera en conflit perpétuel avec le fameux serpent, image du démon: "Je mettrai l"hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance"; d'autre part "C'est péniblement que tu enfanteras des fils" (Gn, 3, 16). La femme, qui possédait le don d'enfanter dans la paix et la joie du jardin d'Eden, désormais souffrira de devoir donner la vie, éduquer, répandre l’amour dans l’humanité. En second lieu, tout travail devient difficile (Le sol sera maudit à cause de toi, c'est dans la peine que tu t'en nourriras tous les jours de ta vie" Gn, 3, 17), puisque la nature se soulève contre l’homme. Celui-ci, à son tour, souffre de voir la création en révolte contre son créateur, et va devoir lutter contre elle.

 

 

 

2 - Jésus, Dieu qui vient à la rencontre de son peuple

Au coeur même de ces malédictions se cache une promesse, dans le verdict de Dieu adressé au serpent: "Celle-ci [la femme] te meurtrira à la tête et toi, tu la meurtriras au talon". Jésus, deuxième personne de la Trinité dès avant la création du monde, en Fils fidèle qui dit et enseigne ce que son Père lui a enseigné (Jn, 8, 28) vient dans le monde ramener au Père ses brebis égarées. Par le moyen de la Croix, Jésus arrache au démon son autorité acquise sur monde, pendant un temps perdue par l’humanité.

Quel renversement pour l’Ennemi! Jésus, cet Homme tenté comme tous les hommes qui ne succombe jamais à la Tentation, en apparence anéanti... Mais le troisième jour, l'Enfer entier tremble et les portes de l'Hadès s'ouvrent... L'Homme-Dieu reprend le contrôle du monde déchu précisément grâce à cette faiblesse absolue qu'est le passage de la mort.

Et comme Jésus nous dit « Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis », il nous dit « j’ai remporté la victoire, venez profiter avec moi de ce que j’ai repris à l’Ennemi  : tout cela vous appartient également désormais ».

Le chrétien peut désormais, avec Jésus,

  • transformer le monde avec beaucoup moins de fatigue car il se met sous le joug du Christ qui « tire la charrette », il a l’Esprit-Saint qui le guide pour être efficace dans ce qu’il fait ;
  • apporter un lien d’Amour à ses frères et sœurs en humanité qui fait grandir, qui guérit, qui donne la paix et la joie.

 

3 - Jésus reste présent avec son peuple

Jésus nous dit qu’Il ne nous laisse pas seuls : les 7 Sacrements sont des grâces incroyables dans lesquels Il se rend réellement présent, même après être remonté vers son Père dans l’Ascension. Ces sacrements comportent :

  • un signe visible (l’eau, la robe blanche, l’huile, …)
  • une action efficace, invisible aux yeux mais bien réelle : le Christ (Dieu en personne, donc) se rend présent.

Les Sacrements dans l’Eglise Catholiques sont « simples », Dieu nous fait la grâce de ne pas avoir besoin de tuer des taureaux, de boire du sang, d’être circoncis, de faire des semaines entières de jeûnes, etc. La simplicité de demander au prêtre le pardon, la simplicité de se promettre amour et fidélité, la simplicité de recevoir le Corps et le Sang du Christ qui ont l’apparence du pain et du vin et non de la chair et du sang, …

Il est bien difficile de dire quels Sacrements sont les plus importants, mais l'on peut se demander: «  A quoi ça sert au fait ??? »

 

3-1 : Sacrement du Baptême

Le Sacrement qui fait entrer le peuple dans l’Alliance, comme membres de la famille de Dieu…

Dans l’Ancien Testament (AT), on rentrait dans le peuple d’Israël avec la circoncision… Nous avons la chance d’avoir cette entrée en « déléguant » au Christ la partie la plus douloureuse, puisque lorsque le prêtre verse de l’eau en prononçant la bénédiction au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, il nous fait passer par la mort du Christ, mais pour nous la seule amputation, c’est celle du péché originel. Quelle simplicité !

Des personnes venant d’autres religions témoignent du « blindage » que constitue le Baptême, alors que dans ce qu’ils ont connu, il fallait faire des prières spéciales ou des méditations pendant des heures, afin d’être protégés par exemple contre des mauvaises influences, sans que cette protection soit efficace contrairement aux baptisés.

C’est un peu comme si on rentrait dans une bande : on profite de tous les avantages d’avoir des gens très forts qui prennent notre défense si on en a besoin, et l'on a accès à beaucoup de choses : argent, facilités… Jésus est notre grand frère dont le nom fait trembler l’enfer. Lorsqu’on se sent mis en difficulté (découragement, colère, peur…), on peut l’appeler à tout moment et Il vient. Ou plus exactement : étant toujours présent dans notre cœur, Il vient le dilater pour être encore plus présent en nous lorsque nous l’appelons. On peut aussi dire : « Par mon Très Saint Sacrement de Baptême, Seigneur Jésus, viens me guérir de … » en nommant une maladie physique ou de l’âme. Même s’Il ne nous exauce pas toujours tel que nous le demandons au moment où nous le demandons, sa présence fait des miracles dans nos vies à ce moment-là. Et puis, Il essaie surtout Lui aussi de se faire entendre, alors si nous répétons notre prière régulièrement avec une confiance filiale, sa voix se fait plus audible en nous.

 

3-2 : Sacrement de Confirmation

C’est le Sacrement pour que nous soyons forts et fiers d’être chrétiens pour parler de Jésus aux autres !

« Seigneur, par mon Très Saint Sacrement de Confirmation, viens toucher le cœur de mes collègues en face de moi, à qui pour le moment je n’ose pas parler de ton Fils…  »

Il faudra peut-être commencer par « … viens m’aider à faire que les critiques que j’entends s’arrêtent, même si ces gens qui se plaignent ont raison dans ce qu’ils disent et qu’ils ont été blessés »

et ensuite « …viens m’aider à ce que les discussions soient moins futiles ».

et « …viens transformer cet échange pour que des choses justes soient dites »

et enfin « … viens faire qu’on parle de Toi, Seigneur, pour ta gloire ».

 

3-3 : Sacrement de l’Ordre

Nous sommes tous prêtres par notre baptême : nous sommes capables :

  • de bénir (nos enfants, nos collègues quand nous louons le Seigneur pour eux, la nature quand nous nous émerveillons…) ;
  • de faire descendre le pardon du Seigneur sur ceux qui nous entourent « Seigneur : pardonne à cette personne qui vient de proférer des insultes dans la rue contre telle autre… » Ce n’est pas un pardon parfait comme dans le Sacrement de Réconciliation, mais cela y contribue ;
  • d’enseigner (car l’Esprit-Saint nous enseigne ce qu’il faut dire quand nous sommes en dialogue avec quelqu’un) ;

Le Seigneur Jésus a également voulu que certains dévouent toute leur vie à ce rôle de prêtres en renonçant aux joies d’avoir des enfants (et surtout une femme en chair et en os !!!) et Il leur a donné une « surdose » de grâces pour l’Eglise, afin que leur bénédiction soit surpuissante, que par leurs mains consacrées ils puissent transformer le pain et le vin en Corps et Sang du Seigneur, qu’avec leur évêque ils ordonnent d’autres prêtres, qu’ils puissent pardonner tous les péchés d’un coup, … Les prêtres sont un important trésor pour nous, ils ont besoin de notre prière et de notre bienveillance (Dieu menace sévèrement dans la Bible ceux qui critiquent ses prêtres, car ceux-ci sont comme la prunelle de son œil). Les Prêtres peuvent dire chaque jour « Par le Très Saint Sacrement de l’Ordre, Seigneur, aide-moi à … »

 

3-4 : Sacrement du Mariage

Ce n’est pas seulement Dieu qui nous aide à ne pas quitter notre femme ! C’est la présence de Jésus dans notre couple. Cette présence peut être invoquée à tout moment pour des choses qui, on le méconnaît souvent, peuvent transformer le couple et apporter des grandes guérisons !

« Par notre Très Saint Sacrement de Mariage, Seigneur, viens visiter mon conjoint qui boit trop. »

« … viens guérir mon épouse du découragement qui l’assaille en ce moment »

« … viens faire que nous soyons de meilleurs parents, à l’écoute des besoins de nos enfants »

« … viens faire de nous des témoignages pour les autres » (car le couple humain est le plus grand témoignage qui soit de « qui est Dieu »). Les enfants rencontrent Dieu dans leur père qu’ils apparentent à la force infinie (mon papa c’est le plus fort) et leur maman qui est l’amour infini (ma maman elle me pardonne toujours quand je viens dans ses bras). Beaucoup de personnes qui s’éloignent de l’Eglise y reviennent car ils se remémorent l’attitude de leur parents avec eux lorsqu’ils étaient petits. Ou qu’ils se rappellent de leur papa à genoux en train de prier. Ou de leur mère qui passait sa journée toute joyeuse et qui chantait.

Le pardon échangé entre époux est très puissant. Une partie de nos péchés est un manque d’amour pour notre conjoints, et le Seigneur par le Mariage nous a faits tous deux ministres l’un pour l’autre, afin de pardonner une grosse partie des offenses que nous nous infligeons dans le couple. Il suffit de dire, par exemple le soir avant de dormir « je te demande pardon pour… ». D’ailleurs, ce qui permet le Sacrement du Mariage est que les deux époux se soient promis amour et fidélité (et non la bénédiction du prêtre, qui, même si elle est importante car se fait dans l’Eglise, n’est pas la source du Sacrement).

Le Sacrement de Mariage et toutes les grâces qui vont avec, est révélé à notre époque, comme le vin aux noces de Cana (Jn 2). Tout le monde a bien bu (pendant 20 siècles des gens se sont mariés et ont été joyeux de cet amour vécu dans leur couple) et Jésus transforme quand même de l’eau en vin (Jésus suscite Jean-Paul II pour révéler les secrets du Mariage dans la Théologie du Corps qu’il a faite). En résumé, l’homme et la femme ont la capacité de faire jaillir l’Esprit-Saint partout où ils sont, simplement parce qu’ils s’aiment (don des corps, petits services pour l’autre, mots doux, contempler son conjoint par la pensée et louer Dieu pour lui/elle, souffrir en union avec son époux/se, …) Chaque chose que je fais par amour pour mon conjoint, ne serait-ce qu’une simple petite pensée d’amour, fait jaillir l’Esprit-Saint sur le monde et surtout sur tous ceux qui m’entourent. A l’inverse, il est nécessaire d’aider ceux que nous entendons critiquer leur conjoint d’arrêter de le faire. L’Eglise préconise d’utiliser des méthodes naturelles dans les unions des corps, pour ces raisons de fécondité pour le monde (le couple est source de vie pour le monde).

 

3-5 : Sacrement des Malades

Le prêtre impose les mains avec de l’huile et redonne la force au mourant.

Mais aussi (on l’oublie souvent) pour donner la force à celui qui a un coup de « mou » dans sa vie.

Exemples : je deviens de plus en plus dépressif, je suis découragé dans mon boulot, je me sens perturbé par ma situation familiale, ma santé n’arrête pas de me jouer des tours… Réflexe : je demande dans ma paroisse à recevoir le Sacrement des Malades.

 

3-6 : Sacrement du Pardon / de la Réconciliation

Pour que par les mains du prêtre, le Christ nous lave. Le principal rôle de ce Sacrement est de nous guérir.

  • pour celui qui se confesse de manière sincère, tous les péchés sont pardonnés. Tous ! Ne pas redire un péché déjà pardonné qu’on n’a pas commis à nouveau, car c’est comme dire au Seigneur qu’on ne lui fait pas confiance. Cela lui fait de la peine ;
  • on peut demander de visiter certains péchés familiaux ou de gens qui nous entourent (notamment ceux qui n’iront jamais se confesser). Le pardon ne sera pas forcément total comme pour nos propres péchés, mais il y a un pouvoir d’intercession fort ;
  • on peut demander au prêtre de visiter un lien: par exemple « j’ai été blessé par quelqu’un qui m’a insulté le mois dernier » Même si on avait confessé que nous aussi on s’était énervé(e) contre la personne et donc on avait déjà été pardonné(e), si la pensée de cette personne nous apporte systématiquement amertume, colère et découragement, il doit rester un lien à couper, sinon cette rancœur risque de provoquer par exemple des énervements sur des personnes qui ne le méritent pas (notre femme, nos enfants…). Autre exemple : un lien d’âme qu’on a contracté avec une personne avec qui on s’est uni(e) et qui n’était pas notre conjoint, il y a longtemps ; ou bien avec des images obscènes qu’on a vues. Ce type de lien provoque des pulsions sexuelles désordonnées, il demande à être coupé pour nous éviter d’être tenté(e) inutilement.
  • Entre deux confessions, on peut redire la pénitence que le prêtre nous a donnée (par exemple redire un Notre Père), dire « merci Seigneur pour ton pardon » et il faut croire que le Seigneur nous visite à nouveau et va pardonner certains de nos péchés. On peut aussi dire : « Par le Très Saint Sacrement de pénitence, Seigneur, viens me pardonner… ». C’est un bel acte de foi, cela touche la miséricorde du Seigneur, cette délicatesse que nous lui faisons de le « prendre » pour un Dieu qui pardonne… Comme le lépreux guéri, qui, après avoir fait ce que Jésus lui demandait (aller voir le prêtre), revient rendre grâces alors que cela ne lui était pas explicitement demandé. Je pense pour ma part que si nous avons la ferme intention de retourner recevoir ce Sacrement dans pas trop longtemps, dans ce moment d'union de prière, Dieu nous pardonne à nouveau.

 

3-7 : Sacrement de l’Eucharistie

C’est le Ciel qui descend sur la terre pour nous donner la force, dans les 2 « Tables Eucharistiques » : la Table de sa Parole, la Table de son Corps et son Sang :

  • Jésus, dans sa Parole, se donne à manger : 1èrelecture tirée de l’AT, un psaume pour prier ensemble avec toute la poésie de cette prière, 2èmelecture tirée du NT, Evangile qui montre la vie de Jésus, puis homélie du prêtre qui reçoit des grâces particulières pour cela par son Sacrement de l’Ordre ;
  • Jésus, dans son Corps et son Sang, se donne à nouveau à manger.

L’Eglise prescrit un jeûne au minimum 1h avant la messe, pour que nous ayons faim et soif d’entendre sa Parole, de le recevoir dans la Communion.

Jeûne de nourriture si cela nous est possible, mais aussi et surtout de tout ce qui nous éloigne de la prière. On peut essayer :

  • de préparer le repas du dimanche et faire le ménage en début de matinée et non juste avant la messe ;
  • d’éviter de checker ses mails et sms juste avant la messe ;
  • de lire les lectures avant de venir et les lire à ses enfants.

Et d’ailleurs, le Seigneur demande d’éviter le dimanche toutes les choses utilitaires qu’on peut caler les autres jours. En faisant cela Il baigne de grâces le jour qui lui est dédié.

On peut à tout moment dans la semaine, fermer les yeux et refaire la même chose que juste après avoir communié : un cœur à cœur avec le Seigneur. Et/ou dire « par la Très Sainte Eucharistie que j’ai reçue dimanche, Jésus qui es toujours présent dans mon cœur, viens à nouveau me donner la force ! ». Comme une boîte contenant un parfum de grande valeur dont on soulève le couvercle pour remplir à nouveau nos poumons de cette senteur extraordinaire.

 

4 - Les 2 prolongements de l’Eucharistie

Evidemment : une messe ça passe trop vite. En général on écoute de travers une partie des lectures et de l’homélie ; et quand on a communié on n’est pas à 100% à penser à Jésus…

L’Eglise nous donne 2 lieux d’approfondissements de la messe : l’étude de sa Parole et l’Adoration. Quand on y a goûté, on se rend compte qu’on arrive à vivre la messe encore plus à fond.

 

4-1 : Etude priante de la Parole ou Lectio Divina

Le principe est de lire la Bible en demandant au Seigneur de nous éclairer, c’est-à-dire dans une attitude de prière. On se sert des notes de bas de pages, on va voir des passages parallèles qui éclairent ce qu’on est en train de lire, on lit ou écoute des commentaires…

Enzo Bianchi donne une méthodologie pour la Lectio Divina qu’il préconise de faire sur 1 heure :

  • ¼ d’heure à lire le passage biblique et le relire. On peut le lire dans différentes traductions, si on a plusieurs Bibles chez soi ;
  • ¼ d’heure à lire les notes de bas de pages, à lire les passages parallèles de la Bible qui sont proposés qui permettent de mieux comprendre, à lire des commentaires de biblistes, de pères de l’Eglise ;
  • ¼ d’heure à se mettre à la place de chaque personnage, pour tourner et retourner le texte dans tous les sens et le laisser nous travailler l’âme ;
  • ¼ d’heure à faire oraison silencieuse devant son icône en laissant résonner le texte en nous (souvent on sent qu’on a le cœur brûlant à ce moment-là).

A la messe suivante, on n’écoute déjà plus les lectures et l’homélie de la même manière qu’avant ! La Parole se fait plus Vivante en nous.

Le Seigneur donne la grâce à celui qui lit la Parole avec foi, de tôt ou tard lui en donner l’interprétation.

Des grâces abondantes sont promises à ceux qui lisent la Parole le dimanche : le Seigneur fait de ce jour « ses délices », d’après le prophète Isaïe.

 

4-2 : L’oraison et l’Adoration Eucharistique

Oraison = descendre au fond de son cœur afin d’y rencontrer Jésus qui y est toujours présent, et d’une manière forte depuis notre Baptême. Il est nécessaire de faire au moins 20 minutes d’oraison par jour, c’est le point le plus important de la vie chrétienne (même avant l’Eucharistie, d’après Marthe Robin). Technique :

  • je prends une position dans laquelle je ne fatigue pas, de préférence à genoux (s’aider d’un banc et tapis de prière, d’une bougie)… devant son icône ou statue. Et je regarde le Seigneur et je passe un moment avec lui, sans rien faire d’autre ;
  • si je pense à autre chose et que je m’en rends compte, je ne m’autoflagelle pas : je reviens dans la prière. Il est parfaitement normal que mon imagination travaille, ce n’est pas un drame, et le Seigneur ne m’en voudra jamais si j’essaye entre 2 « passages à vide » de me remettre en cœur à cœur avec Lui ;
  • seule exception : quelque-chose qui me tourmente tellement que ça devient une obsession (mon boss qui m’a crié dessus en fin de journée). Dans ce cas, je peux remplacer ce temps par 20 minutes à prier pour mon boss et pour que le Seigneur m’aide à guérir, à pardonner, à ne pas être irritable avec ma famille pour cette raison ;
  • Exercice pratique qui peut aider pour l’Oraison, à faire lentement : je ferme les yeux, j’imagine que je rentre dans une grotte où il fait noir mais où il fait bon. Je descends progressivement et il fait de plus en plus noir. J’entends de moins en moins les bruits alentours. Je prends progressivement conscience qu’il y a de la clarté au fond de la grotte. J’y vais tout doucement et arrive devant un feu. Je m’arrête devant ce feu et me laisse réchauffer…….
    C’est le Seigneur qui tel un buisson ardent, habite mon cœur. S’entraîner là-dessus fait qu’à terme on arrive en quelques secondes à se mettre en contact direct avec Dieu qui est réellement présent en nous, au centre de notre âme. On peut faire faire cet exercice à nos enfants, il est étonnant de les entendre dire dès la 1ère fois qu’ils ont vu Jésus dans le feu !

Adoration Eucharistique : je profite d’avoir une Hostie consacrée exposée dans un ostensoir, afin de prendre un moment en cœur à cœur avec Jésus. C’est comme un arrêt sur image au moment où le prêtre élève l’hostie et que c’est toujours trop court pour contempler le Seigneur (le prêtre ne pourrait pas passer des heures avec les bras levés… donc heureusement qu’il y a l’Adoration Eucharistique). Même chose que l’oraison, sauf que comme Jésus me fait l’honneur d’être vraiment là, à ne pas bouger devant moi pour être encore plus disponible que d’habitude, je peux en profiter !

  • toujours commencer par 20 minutes minimum en cœur à cœur silencieux ;
  • je peux Lui parler aussi simplement que je le ferai avec quelqu’un proche de moi. Ça le touche d’autant plus qu’on est simple avec Lui, quitte à lui « tirer les oreilles » lorsqu’on est révolté : les psalmistes ne se privent pas de crier vers Dieu ! Exemple : psaumes quand on est en colère : Ps58(57), 83(82), 109(108), qui nous aident à exprimer notre colère et à la mettre à distance de nous ;
  • tout ce qu’on fait devant Jésus est « boosté » : si je lis la Bible Jésus va me donner des grâces particulières pour comprendre, si je fais une louange avec d’autres Il va mettre dans notre cœurs une joie céleste, si je pleure devant Lui pour une difficulté, Il va faire de mes pleurs une prière parfaite, si je lui demande des choses Il va m’écouter d’une manière particulière, …
  • beaucoup de témoignages de guérison de la part de personnes devant l’Adoration Eucharistique (personnellement c'est là que j'ai vu le plus de guérisons physiques et spirituelles). Evidemment, il y a bien des fois où l’on n’est pas exaucé de la manière dont on le souhaite ou bien où l’on ne voit pas si on est exaucé… mais le Seigneur a simplement besoin qu’on lui fasse confiance sur la manière dont Il s’y prend pour nous exaucer, Lui qui connaît tout.

Oraison et Adoration (ce qui revient au même finalement…) sont le meilleur moyen pour vivre le 1erdes 10 commandements « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… » et la 1ère demande du Notre-Père « Que ton Nom soit sanctifié ». Quand on fait cela, le Seigneur nous embrase le cœur d’amour, on est sur la bonne route et Il nous donne des faciliter pour accomplir les autres commandements. Les personnes qui nous entourent se demandent pourquoi on est si joyeux et capables d’amour.

A chaque minute passée en oraison ou dans l’Adoration, le Seigneur défait tous les liens qui nous oppriment le cœur. On ne sent pas forcément quelque-chose sur le coup, mais lorsqu’on compare son état intérieur actuel avec celui d’il y a une semaine ou un mois, alors on se rend compte que le Seigneur nous a fait faire beaucoup de chemin !

Sacrements, Eucharistie, Baptême, Réconciliation, Ordre, Communion, Oraison, Mariage, Malades, Confirmation, Adoration Eucharistique

Qui sommes-nous ?

Mentions légales

Ici

Pour toute question ou réaction, n'hésitez pas à nous contacter ! Soyez béni-e-s !

Contact