Les 2 témoins
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Za 4, 14 : "Ce sont les deux personnes désignées pour l'huile, celles qui se tiennent devant le Maître de toute la terre."

Toucher les coeurs par l'émerveillement

Comment on évangélise ? Mais en s’émerveillant, bien sûr !

(Mc 10, 35-40) Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui font la demande suivante : « Maître, (…) nous souhaitons tous deux siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche dans ta gloire. »

Contrairement aux autres disciples que cette demande a irrités, Jésus, lui, ne semble pas du tout atteint par une quelconque impression de rivalité ou d’impolitesse ; non  : il prend très au sérieux la question de Jacques et Jean. Il y répond simplement, au premier degré pourrait-on dire, comme un enfant le ferait, mais avec une volonté évidente de montrer le juste chemin à ses interlocuteurs : « …pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? »

C’est Jésus en fait, ce négociant en perles fines, qui est capable de vendre tout ce qu’il a pour acquérir cette perle de grande valeur, qu’est ici la bonne volonté de Jacques et Jean. Oui, Jésus vend littéralement le côté si terre à terre des disciples et si peu tourné vers le bien d’autrui.

Jésus saisit au vol le désir de grandeur de Jacques et Jean, prenant appui dessus pour les aider à progresser à la mesure de l’ouverture de leur cœur dans ce moment précis.

A bien y réfléchir, c’est une habitude chez Dieu d’être aussi peu gêné par notre grossièreté, ou du moins de feindre de ne pas l’être.

Prenons un autre exemple, narré par Luc celui-ci, dans la parabole du fils prodigue. Le père attendant depuis des jours et des jours son fils, le guette par la fenêtre, et court enfin pour le câliner, alors que celui-ci – rappelons-le – revient avant tout pour se nourrir, et n’est même pas dans une tenue décente pour retrouver son père qui lui avait donné une grande partie de ses biens quelques mois/années avant. Le père ne le laisse même pas en « placer une » pour bredouiller des excuses plus ou moins valables : il prend appui sur cette bonne volonté de son fils de revenir à lui, pour le faire progresser dans l’action de grâces et rapidement le réhabiliter dans sa condition de fils, en lui faisant revêtir des habits de fête et en lui passant la bague au doigt, ce qui est probablement le sceau familial qui donne le pouvoir d’acheter, de vendre, de sceller des documents, … Dans le cœur du père, il n’y a pas de place pour d’éventuels reproches, demande d’excuses ou même une petite ironie qui ferait bien sentir cette souffrance que le fils lui a fait subir. Le père de famille a lui aussi tout vendu : sa fierté d’avoir un aussi grand domaine, dont il a dû vendre au moins la moitié pour donner l’héritage à son fils ; il a vendu son sommeil, car la nuit il pensait sûrement « mais que deviens-tu, mon fils ? », en somme il s’est vendu lui-même. Et il a acquis cette perle de grande valeur : il a réintégré son fils perdu dans sa dignité d’homme, de fils, de créature de Dieu. Et cette petite parcelle de bonne volonté chez son fils a suscité chez lui un émerveillement qui l’a fait courir vers lui dans un élan d’amour paternel.

Le Seigneur est comme ce père. Il est celui qui « détourne les yeux des péchés des hommes pour les amener au repentir » (Sg 11, 23).

N’est-ce pas cela, l’évangélisation ? de porter toute son attention sur ce qui fait la valeur du frère que Dieu a mis devant moi, et oublier, vendre même, tout ce qui pourrait entraver la conquête de ce frère qui exprime - peut-être un peu maladroitement - sa soif de Dieu. Ce don, cette dépossession de soi, c’est vraiment l’Eucharistie que l’on prolonge dans nos semaines, la communion nous rendant capables, nous aussi, de nous donner, comme le Christ s’est donné tout entier pour nous racheter, en contemplant ces perles précieuses qu’il sait voir dans notre cœur.

 

Evangéliquizz pour ceux qui ont tout compris

Qu’est ce que tu as fait ce week-end ? (Laquelle des réponses ci-dessous est digne d’un évangélisateur ?)

A : vendredi soir on est sortis, samedi on est allés à la plage, dimanche après-midi on a bouiné.

B : vendredi on est sortis, samedi on est allés à la plage, dimanche matin on a célébré le SEIGNEUR et l’après-midi on a bouiné.

C : Boooaaarfhhh. Il a plu tout le week-end.

Pourquoi est-ce que tu pries ? Je n’en vois vraiment pas l’intérêt.

A : parce que ne pas prier, c’est MAL.

B : parce que ma télé ne marche plus.

C : ben c’est mon rendez-vous amoureux !

D : parce que mon bien-être s’en trouve amélioré.

Tu as des relations avec les autres religions ?

A : non, pas vraiment : ces gens-là n’ont rien compris.

B : oui, je me suis fait insulter par un étranger et j’ai failli me faire écraser par une famille de bouddhistes.

C : non : on évite de se mélanger avec les gens des autres religions.

D : non, mais j’aimerais bien ! Le Seigneur a dit qu’il avait des brebis dans d’autres bergeries, ce qui veut dire que ces gens-là sont nos frères et nous devancent peut-être au ciel…

 

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