Les 2 témoins
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Za 4, 14 : "Ce sont les deux personnes désignées pour l'huile, celles qui se tiennent devant le Maître de toute la terre."

Les Temps de la Pluie

 

"Demandez au SEIGNEUR la pluie tardive du printemps !" Za 10, 1

 

Notre SEIGNEUR JÉSUS nous parle des Signes des Temps en employant le langage des éléments météorologiques. C’est donc qu’il doit y avoir un intérêt certain à bien cerner à quoi correspondent la pluie, les vents et toutes ces créatures qui émaillent le ciel et prennent tant de place dans nos discussions. Ces éléments ne dénotent-ils pas des périodes spirituelles que nous vivons dans lesquelles DIEU, comme un agriculteur consciencieux, travaille la terre afin de lui faire porter du fruit ? N'est-il pas dit qu'Il fait pleuvoir sur les bons et les méchants ? On verra qu'effectivement chacun de ces phénomènes météorologiques sera perçu comme un bienfait ou un châtiment, en fonction de chaque personne qui y sera confrontée.

 

Cet article en deux parties détaille deux phénomènes : la pluie, qui nous fait considérer les Signes des Temps sous l'angle du bienfait ou du châtiment ; et les vents et nuages qui focalisent notre regard sur les agents exécuteurs des jugements divins (dans le prochain article). Le Prophète Élie, qui avait prié pour qu'il ne pleuve plus, n'a t-il pas dû prier à nouveau afin que la pluie revienne ?

 

1 - La pluie

1-1 : L’humanité saturée de grâces

Le temps pluvieux, tout d'abord, est un temps qui symbolise une immense bénédiction. En effet, la pluie symbolise l'action du SEIGNEUR par sa Parole, qui vient féconder et arroser la terre et donc l’humanité. La Bible nous enseigne que la pluie a une action parfaitement féconde pour l’homme et la création, qui se retrouvent bénis dans toutes leurs dimensions :

  • La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fait enfanter et bourgeonner, donnant la semence au semeur, le pain à celui qui mange, sans avoir accompli sa mission. Ainsi se comporte ma parole. (Is 55, 10-11) 

  • Tu as visité la terre, tu l'as abreuvée ; tu la combles de richesses. La rivière de DIEU regorge d'eau, tu prépares le froment des hommes. Voici comment tu prépares la terre : enivrant ses sillons, tassant ses mottes, tu la détrempes sous les ondées, tu bénis ce qui germe. (Ps 65(64), 10-11) 


On imagine donc que la moindre goutte d’eau, si elle tombe sur la sécheresse d’un cœur endurci, continuera à suinter jusqu’à ce qu’elle trouve la terre bien labourée d’un cœur ouvert à la Parole du SEIGNEUR. Et pour le cœur endurci, DIEU enverra la pluie sous différentes formes afin qu’au moins l’une d’entre-elles y pénètre :

"Ciel, prête l'oreille, et je parlerai ; terre, écoute les mots que je vais prononcer. Que mes instructions se répandent comme la pluie, que ma parole tombe comme la rosée, comme une averse sur le gazon, comme une ondée sur l'herbe. (Dt 32, 1-2) Par ces quatre formes (pluie, rosée, averse, ondée), DIEU ne tarit-il pas de prodigalités afin que l’humanité soit bénie ! 

 

1-2 : Les quatre formes de pluie

Il me semble que le mot « pluie » soit plutôt le terme générique dans la Bible pour montrer que DIEU abreuve l’humanité de grâces. Les quatre types de pluie nommés sont : les averses ou ondées, les rosées, les neiges et les remontées des eaux de l'abîme. Ce sont quatre manières pour DIEU de déverser la grâce sur l’humanité. 

 

L’averse ou ondée, tout d’abord, est un temps durant lequel DIEU met un frein à l’action de l’homme afin qu’il se recentre : " quand il déclenche les averses, les averses torrentielles, il met sous scellés la main de chacun, pour que les hommes qu'il a faits prennent conscience de ses actes " (Jb 37, 6-7) L’averse a un rôle d’électrochoc, puisqu’elle transforme les mottes de terre, elle réveille les regains, elle régénère les étendues herbeuses (Ps 65(64), 11 ; Ps 72(71), 6 ; Dt 32, 2). Autrement dit, alors qu’elle détruit tout ce qui est superficiel chez certains (la pluie torrentielle détruit le crépit de l'hypocrisie et des futilités), elle vient apporter un flot de grâces aux autres. L’averse est un des principaux éléments du temps hivernal (voir plus loin). De même, l’ondée est une averse copieuse, qui abreuve (Mi 5, 6 ; Ps 72(71), 6 ; He 6, 7 ; Jr 14, 22) et surtout : apporte l’onction prophétique. 

 

La rosée, est une vapeur d’eau qui se condense en fines gouttelettes, qui passent souvent inaperçues. La rosée est réservée aux moments où la sécheresse et la stérilité se font ressentir et le SEIGNEUR déclenche un vent spécial qui fait descendre cette grâce : « Tes morts revivront, leurs cadavres ressusciteront. Réveillez-vous, criez de joie, vous qui demeurez dans la poussière ! Car ta rosée est une rosée de lumière et la terre aux trépassés rendra le jour. » (Is 26, 19

 

Les neiges sont des grâces particulières réservées aux jours de détresse et de bataille (Jb 38, 22-23) Il semble que DIEU, dans ces temps de péril, stoppe net les méchants par un flot de pureté ! 

 

Les eaux de l’abîme (qu’on appelle aujourd’hui, je pense, les nappes phréatiques), sont des grâces que le SEIGNEUR donne à certaines périodes et dont profitent les arbres les plus grands, c’est-à-dire les personnes avec une vie spirituelle riche, qui ont des racines plus profondes.

 

1-3 : La clef du SEIGNEUR

La Tradition juive a remarqué que le premier moment de pluie mentionné dans la Bible correspond à celui où DIEU révèle pour la première fois son Nom complet : YAHVÉ ADONAÏ et en conclut que par la pluie, le monde connaît la plénitude[1].

Comme il s'agit d'un temps spécial de grâce, le TRÈS-HAUT a conservé pour Lui-même ce rôle si particulier de faire pleuvoir, comme le dit la Tradition juive[2] : " Quatre sont les clefs qui se trouvent dans la main de YAHVÉ, SEIGNEUR de tous les siècles, et qui ne sont confiées ni à l'ange ni au séraphin (ni à aucun dignitaire) : la clef de la pluie, la clef de la nourriture, les clefs des tombeaux et la clef de la stérilité (ou clef de la vie)[3]."

Que fait donc la pluie, cette clef mystérieuse dont DIEU se réserve l’usage pour l’humanité ? On a vu qu’elle bénissait l’homme avant qu’il ne commence à agir (en détrempant le sol) et qu’elle fécondait l’action de l’homme (en abreuvant les plantes qu’il a semées). Elle est donc la Parole de DIEU agissante qui enveloppe l’homme afin qu’il soit comblé dans toutes ses actions.

La Tradition juive pluie va même au-delà en listant les trois domaines dans lesquels la pluie est un temps de véritable accomplissement : la pluie rassemble les exilés, la pluie met fin à la colère, la pluie efface les fautes[4]. En d’autres termes, elle soulage l’homme et l’ensemble de la création[5] des fardeaux lourds à porter du fait du péché. Ainsi, lors du discernement sur un évènement donné, si celui-ci possède ces trois caractéristiques, c'est que cet évènement peut être lu spirituellement comme une pluie divine. 

 

1-4 : La pluie en chaque saison

Le SEIGNEUR bénit l’humanité en lui donnant chaque pluie au bon moment, notamment dans les saisons de l'année :

  • En hiver, période souvent plus austère, la pluie est abondante mais il fait plus froid. Ainsi, l'homme est contraint de ralentir l'activité (Ct 2, 10-12 ; Esd 10, 9. 13 ; Ac 28, 2). Rappelons que JÉSUS avait dit : « Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver ». L'hiver désigne symboliquement toute période dans laquelle des évènements font fondre notre courage : une période très froide ou très chaude, un confinement, une guerre... Dans ces moments-là, beaucoup ont du mal à apprécier la "pluie" envoyée par DIEU, alors que c'est bien là qu'Il nous donne le plus de grâces ! Par exemple : la capacité à accomplir des actes héroïques en temps de guerre, à conserver un lien social en temps de confinement, etc. 

  • Le printemps et l’automne sont réputés pour leurs pluies bienvenues. C’est le moment des semailles ou de la moisson où le SEIGNEUR vient accompagner notre effort. On peut dire que ces pluies de printemps et d’automne sont l’action du SEIGNEUR qui, lorsque l’homme accomplit une tâche, vient la compléter et la parfaire. 
 

 

1-5 : La pluie qui châtie les impies

La pluie a une capacité, alors même qu’elle abreuve les hommes et femmes de bonne volonté et les fait fondre d’amour (Ps 65(64), 11 ; Jb 30, 22), à châtier ceux et celles qui sont loin de DIEU de plusieurs manières :

  • Une pluie abondante est vécue comme un déluge ou un fouet vigoureux par les impies (Jb 36, 27-28 ; Sg 16, 16). On voit ainsi des évènements fortement inattendus susciter parmi les foules une panique générale, ou une colère sans précédent... 

  • La pluie torrentielle détruit la superficialité, la fausseté, les faux-prophètes, les fausses doctrines et toute les œuvres instables bâties sur du sable (Ez 13, 11. 13 ; Mt 7, 25-27). 

  • À l’inverse, lorsque la maison du SEIGNEUR est en ruines parce que les hommes délaissent DIEU dans leur vie, les cieux retiennent la rosée. Ils deviennent alors clairs comme le fer et durs comme l'airain et la sécheresse se fait sentir[6]. C'est un temps particulier où l’action prophétique est mise en relief. En effet, dans ces temps où la souffrance est présente et qu’aucune grâce ne se fait ressentir, c'est le temps pour entendre la voix des prophètes qui « crie dans le désert »... 


La succession des évènements pluvieux et ensoleillés ne montre-t-elle pas l’immense pédagogie de notre SEIGNEUR pour l’humanité ? 

 

"Cieux, de là-haut, répandez comme une rosée !" Is 45, 8

 

2 - Les pluies au cours du temps

2-1 : Dans l’Ancien-Testament (Déploiement historique)

Le déluge

Dans les temps antédiluviens (avant le Déluge), il n’y avait pas encore de pluie ; la terre était irriguée par un flux qui montait du sol (Gn 2, 5-6). Les nappes phréatiques étaient vraisemblablement affleurantes et généreuses. D’un point de vue spirituel, cela signifie probablement que la présence du SEIGNEUR était fortement perceptible. Mais l’humanité ne se montrant pas digne de cette grâce que le TRÈS-HAUT lui assignait : elle multipliait la méchanceté. La Tradition juive explique que Noé réprimandait les gens de sa génération et leur évoquait l’imminent déluge[7].  À ces mots, ceux-ci, au lieu de se tourner vers le SEIGNEUR, obturent le sol en utilisant leur semence, persuadés qu’ils seraient protégés de la montée des eaux par les réservoirs de l’Abîme sous leurs pieds par cette pratique idolâtre et qui souille leur union conjugale… Ils obtiennent un double châtiment : non seulement la rupture des réservoirs du grand Abîme les submerge, mais également les écluses du ciel s’ouvrent béantes. Il me semble que ce nouveau mode de répandre l’eau au moyen des nuages est une grande grâce pour l’humanité : DIEU utilise désormais l’inconstance et la cyclicité de la météo (et donc du temps) comme moyen éducatif. Cela se répercute dans les saisons, la Liturgie, mais également dans le mariage, où les cycles de la femme rythment les unions conjugales...

 

La rosée de la bénédiction paternelle

La Tradition juive met sur les lèvres d'Isaac cette parole, au moment où, devenu vieux, ses yeux s’éteignent et il n’y voit plus, il décide de donner sa bénédiction : « Mon fils, c'est cette nuit que les êtres célestes louent Le Maître du monde et que se sont ouverts les trésors des rosées[8] ». Puis, son père dit cette parole qui suivra partout Jacob : « Oh! l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que le SEIGNEUR a béni… »  Il semble donc que des parents qui bénissent leurs enfants, surtout quand vient la nuit, ouvrent grand les trésors de grâce divine pour leurs enfants. Par cela, leur progéniture recevra du SEIGNEUR matin après matin une rosée de grâces célestes.

Une génération plus tard, Juda recevra une bénédiction semblable « Que le DIEU du ciel te bénisse du meilleur de la rosée et de la pluie qui descendent des cieux, d'en haut, et avec la bénédiction des sources de l'abîme qui monte de la terre, d'en bas[9]. » 

 

L’abondance et la sécheresse

On rencontre ensuite l’exemple du Patriarche Joseph (Gn 41) à qui le SEIGNEUR révèlera qu’il faudra profiter des sept années d’abondance en accumulant le surplus de nourriture en Égypte, afin de préparer les sept années de famine qui suivront. Cela révèle que les fils de DIEU tirent parti du temps présent : les périodes de pluie sont pour eux l’occasion d’accumuler des grâces, alors que le monde gaspille ce surplus en loisirs et en choses superflues. De même, les périodes de sécheresse sont l’occasion d'utiliser ces grâces pour les autres (comme les marchands de la parabole des dix vierges qui vendent de l’huile pour les lampes), afin d’accumuler des grâces encore plus grandes : principalement celle de gagner l’âme de nos frères et sœurs. 

 

La pluie généreuse après la sécheresse de l'oppression

Le psalmiste rappelle au SEIGNEUR « Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse » (Ps 68(67), 10 ; Ps 78(77), 24-27), pour faire mémoire de la manne, de la viande, du don de la Loi au Sinaï et des différents miracles reçus au désert après la sortie d’Égypte, suite à ce temps d’oppression et de sécheresse sous le joug de Pharaon. DIEU donne à son peuple libéré des mauvaises influences égyptiennes (le monde et ses mondanités) de traverser un désert où il se purifie et reçoit ces pluies qui ne viennent que de leur SEIGNEUR. N’est-ce pas également un apprentissage à se régler sur le temps de DIEU ! Le temps pour ramasser la manne, le temps pour en ramasser le double, le temps pour se reposer. Le temps pour boire, le temps pour remercier. Le temps pour manger de la viande, le temps pour mettre un frein à notre appétit. Le temps pour recevoir les 10 Commandements ou toute autre Parole du SEIGNEUR, le temps pour méditer cette Parole et lui faire porter du fruit… 

Ciel, prête l'oreille, et je parlerai ; terre, écoute les mots que je vais prononcer. Que mes instructions se répandent comme la pluie, que ma parole tombe comme la rosée, comme une averse sur le gazon, comme une ondée sur l'herbe. (Dt 32, 1-2)

Je pense que ce que l’on appelle les « 10 plaies d’Égypte » fait également partie de cette pluie généreuse. En effet, à chacun des fléaux, un déséquilibre est créé : les Égyptiens sont châtiés et les Hébreux sont bénis, comme il est dit en Ex 6, 18 : « ce jour-là, je ferai une distinction (…) je ferai un geste libérateur pour séparer mon peuple de ton peuple. » Par exemple, lors de la plaie des ténèbres durant laquelle l’Égypte n’arrivait pas à se lever de son siège ni à voir son frère, les fils d’Israël avaient de la lumière là où ils étaient (Ex 10, 23) et la Tradition juive ajoute que c’est à ce moment-là que les Hébreux purent enterrer leurs morts sans être dérangés par les Égyptiens, apporter la lumière partout où ils se trouvaient, se faire confier les objets précieux de l’Égypte qui n’était plus en mesure de les voir et donc de les garder[10]. Ces péripéties révèlent qu’à chaque plaie, il se produit comme une pluie qui châtie les méchants mais apporte un flot de grâces aux élus pour qu'à leur tour ils les répandent. 

 

Gédéon et la rosée divine (Jg 6-8)

Lorsque Gédéon est envoyé par le SEIGNEUR pour délivrer de sa main son peuple opprimé par les Madianites, il commence à engager des combats, ce qui l'amène à rassembler une immense armée, puis, avant de mettre la vie de tous ces hommes en jeu, il s'arrête afin de demander un double signe à DIEU. Le signe porte sur sa toison de laine. Il demande que durant la nuit la rosée du ciel imprègne uniquement sa toison mais non l’aire autour ; et le lendemain il en est ainsi, il le vérifie en pressant la toison pour en extraire un plein bol de rosée. Le second jour, il demande que ce soit le terrain qui reçoive la rosée et la toison qui reste sèche, et DIEU fait ainsi.

Au-delà du fait d’avoir été exaucé et d'être fortifié dans sa mission, comment Gédéon a t-il pu interpréter ces deux signes et en quoi celui de la rosée a pu l'enrichir ? Peut-être le SEIGNEUR montre t-il à Gédéon que le peuple d’Israël, représenté par la toison, a reçu la grâce divine qui est rendue visible lorsqu’il est opprimé (Gédéon ne cesse de gagner tous les combats contre Madian), alors que l’aire (représentant Madian) reste sèche, les grâces divines étant dans un premier temps réservées à Israël. Mais la toison qu'il faut presser pour en extraire la rosée lui donne surtout un précieux enseignement pour ce qui suit : Gédéon et son armée ne pourront remporter de grandes victoires qu'après s'être dépouillés de toute force humaine (renvoyer la plupart de ses soldats chez eux, ne compter que sur le SEIGNEUR et non sur leurs propres forces) avant d’attaquer l’ennemi. Sa petite armée enivrera en effet les Madianites par la peur - comme la coupe pleine de rosée extraite de la toison qui représente la coupe enivrante qu’Israël fait boire aux nations-. Si Gédéon n'avait pas pressé son armée pour la délester de tous ceux dont la foi était moins vive ou qui étaient moins intrépides au combat, il aurait lutté avec des moyens naturels au lieu des moyens surnaturels (la rosée du ciel) et n'aurait probablement pas remporté une telle victoire.

Dans un second temps - c’est le deuxième signe - , la toison reste sèche. De fait : une autre épreuve attend Gédéon : ses frères Israélites deviendront durs de cœur (jalousie au retour de la guerre, refus de prêter des vivres à des soldats épuisés, utilisation de l'idole faite pour DIEU pour leur propre intérêt). À l'inverse, la rosée imprègnera l'aire, montrant par là que Gédéon par sa persévérance, sa patience avec son peuple et son abandon, purifiera les territoires alentours de l'influence ennemie.

La rosée, cette grâce presque invisible qu'a reçue le peuple élu, semble donc tirer son efficacité d'un réel abandon à la Providence divine d'une part, et du temps que prennent les croyants pour interroger le SEIGNEUR dans leur prière fervente afin qu'Il se manifeste et conforte leurs décisions. 

 

La sécheresse en Israël au temps d'Élie

Élie le Tishbite, de la population de Galaad, dit à Akhab (le roi) : "Par la vie du SEIGNEUR, le DIEU d'Israël au service duquel je suis : il n'y aura ces années-ci ni rosée ni pluie sinon à ma parole" (1 R 17, 1). Le prophète Élie, sans doute choqué par l'incrédulité qui marque le règne d'Akhab (Ag 1, 10), vient dire en face de celui-ci qu'il a prié et priera afin que le pays soit marqué par la sécheresse, faisant ainsi ressentir l'absence de grâces divines. Il y a sans doute également cet exil du prophète au ravin de Kerith, qui laisse le roi et peuple livrés à eux-mêmes, entre les mains des faux prophètes, afin qu'ils réalisent l'infécondité de tous ces prophètes de néant. Mais quelque temps après, c'est le SEIGNEUR qui dans sa miséricorde demande à Élie qu'il retourne voir Akhab car Il compte rendre la pluie sur la surface du sol (1 R 18, 1). Cette période de sécheresse sera une formidable occasion de confronter la prière d'Élie avec celle des 450 prophètes de Baal devant tout le peuple. Le TOUT-PUISSANT montrera sa gloire en consumant l'holocauste, montrant qu'Il ne prend plaisir qu'à l'invocation de son Nom et non à celui de Baal, alors Élie fera supprimer ces faux-prophètes qui égaraient le peuple et il priera pour ramener la pluie. Lors de cet épisode, grâce à cette sécheresse persistante, la parole proclamée par Élie a acquis une position centrale, un relief singulier. Élie devra implorer à sept reprises le SEIGNEUR pour qu'il fasse à nouveau ruisseler sur la surface du sol, demandant à son serviteur d'aller scruter la mer, peut-être comme un temps d'épreuve qu'il faut offrir afin de réparer toutes les abominations commises pour des dieux qui ne sont rien; et demandera à Akhab d'arrêter et faire arrêter le jeûne en offrande aux faux dieux. 

 

"Gardez-vous bien de vous laisser séduire dans votre coeur,
De vous dévoyer, de servir d'autres dieux et de vous prosterner devant eux,
car alors la colère du SEIGNEUR s'enflammerait contre vous,
Il fermerait le ciel et il n'y aurait plus de pluie,
la terre ne donnerait plus ses produits,
et vous disparaîtriez rapidement du bon pays
que le SEIGNEUR vous donne." Dt 11, 16-17

 

Les temps de neige propices au peuple d'Israël dans l'épreuve

Benayaou, fils de Yehoyada, chef de la garde royale de David (2 S 23, 20-23) met à profit le jour de neige lorsqu'il supprime les deux lions de Moab qui étaient descendus dans la citerne. La neige est une période durant laquelle une pureté particulière se fait sentir et celle-ci se révèle être un piège pour les méchants. Les deux Ariël (lions) de Moab sont les sentinelles qui barrent l'entrée, en l'occurrence l'angoisse et l'avarice, qui, une fois vaincues, ouvrent les portes du royaume de Moab, royaume de paix et de bénédictions (un article sur les sentinelles détaillera cette interprétation).

A l'époque des Maccabées, l'impie Tryphon et toute sa cavalerie sont empêchés d'aller ravitailler ses alliés de la citadelle, du fait d'une neige abondante (1 M 13 22-23).

Il est dit également qu'au temps où le SOUVERAIN dispersait les rois, il neigeait sur le Mont-Sombre (Ps 68(67), 15). Ainsi, il semble bien que les plus méchants qui s'élèvent contre le peuple élu finissent par subir le désagrément de voir leur citadelle, leur place forte, temporairement paralysée par une "neige" céleste. N'est-ce pas la bête qui se retrouve obligée de se tapir dans sa tanière par temps de neige ? (Jb 37, 8

 

2-2 : Au temps du Christ (Déploiement temporel)

JÉSUS, pluie divine

DIEU lui-même vient sur terre en JÉSUS, dans cette terre aride qu’est Israël (Is 53, 2). Il me semble que le CHRIST soit la pluie véritable qui vient abreuver l’humanité desséchée. En effet, Il possède en Lui-même les trois caractéristiques fondamentales de la pluie (que nous avons évoquées plus haut) :

  • JÉSUS rassemble les exilés, en détachant des groupes qu’il rencontre les personnes de bonne volonté qui s’ouvrent à l’amour du SEIGNEUR. Il forme un nouvel Israël dont les membres peuvent être d’anciens Juifs et d’anciens Païens. Il intègre les commandements de l’Ancien-Testament et montre le sens que DIEU leur avait donné à l’origine et comment Il est venu les accomplir. 

  • JÉSUS met fin à la colère, en arrachant aux erreurs toutes ces personnes. Les erreurs de s’égarer dans une multitude de commandements secondaires, les erreurs des excès et d’oublier la miséricorde, les erreurs du paganisme. 

  • JÉSUS efface les fautes, en pardonnant les péchés en préambule des miracles et guérisons qu’il opère durant ses trois années de ministères public. 

Marie, rosée de DIEU

JÉSUS est le premier-né de toute créature. de plus, "le Père, en tant que Créateur, renouvela son œuvre du sixième jour et eut une vraie "fille", digne de lui, à sa parfaite ressemblance. L'empreinte de Dieu s'était imprimée en Marie avec une telle netteté que seul le Premier-né du Père lui était supérieur. Marie peut être appelée la "puînée" du Père, en raison de la perfection qu'elle reçut et sut conserver, de sa dignité d'Épouse de Dieu, de Mère de Dieu, et de Reine du Ciel : elle vient au second rang après le Fils du Père et dans sa Pensée éternelle, parce qu'il se complaît en elle de toute éternité[11]." 

 

La Passion du CHRIST, ondée de tendresse

JÉSUS, par son sacrifice parfait sur la Croix du Salut, a provoqué de manière éminente un rassemblement des exilés, un terme à la colère et une expiation des fautes. En cela, il a agi comme une ondée qui détrempe les mottes, et qui a eu l’effet d’une averse torrentielle pour les méchants, dont la maison bâtie sur du sable s’est écroulée.

Les bastions inaccessibles de tes murailles, le SEIGNEUR les renverse, les abat, les ramène à ras de terre, dans la poussière. (Is 25, 12

 

"C'est Lui qui couvre les cieux de nuages,
qui prépare la pluie pour le terre." Ps 147(146-147), 8

 

2-3 : Au temps de l’ESPRIT-SAINT (Déploiement spirituel)

La Pentecôte, pluie d’automne, averse torrentielle

Après la montée du CHRIST dans son Ascension, la manifestation de l’ESPRIT-SAINT au Cénacle est précédée d’un bruit venant du ciel comme un violent coup de vent, comme l’orage précède la pluie. Et c’est la Pentecôte, la descente du SAINT-ESPRIT sur les apôtres, qui vont eux-mêmes Le répandre sur les nations en parlant toutes les langues à la fois. Cette fête est le prolongement et l'accomplissement de la fête juive des Semaines (Chavouot) ou fête des Moissons, la seconde des trois grandes fêtes de pèlerinage décrites dans l'Ancien-Testament, qui a lieu au moment des moissons, 7 semaines après Pâques (Pessah). La Pentecôte clôture donc cette grande période festive depuis la libération d’Égypte (Pâques) et commémore le don de la Loi au Sinaï, comme un pont qui permet que le don la Liberté (la libération du péché), ne soit pas source de destruction et cela grâce au don de la Loi.

La Tradition juive continue d’utiliser ces 7 semaines comme un temps de développement spirituel où pendant chacun de ces 49 jours de joie, le croyant se donne des objectifs pour vivre sa journée avec le TRÈS-HAUT. L’averse de la Pentecôte détrempe le cœur des croyants en fonction de l’ardeur avec laquelle ils ont labouré leur cœur pour le rendre docile à recevoir cette divine pluie, cette Loi nouvelle de l’ESPRIT D’AMOUR. Cette fête des Moissons ne montre t-elle pas que DIEU vient féconder les cœurs qui se sont préparés à le recevoir ?

La Tradition juive raconte[12] que la Pentecôte est le moment du jugement des arbres fruitiers. Or, ceux-ci désignent dans la Bible les Prophètes (bons et mauvais). Cette effusion de l’ESPRIT-SAINT est un moment clef où les Prophètes du SEIGNEUR brillent sept fois plus et où les faux-Prophètes sont démasqués (Is 30, 25-26). 

Durant cette fête, il apparaît également qu’une partie des Juifs vivant aujourd’hui ne consomme pas d’aliment carné, mais uniquement des aliments lactés. Cette tradition semble indiquer qu’à la Pentecôte, l’ESPRIT-SAINT se suffit à Lui-même pour enseigner les cœurs comme à des petits enfants (Jr 31, 33-34). 

 

Les Sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation, temps de neige et rosée du ciel

JÉSUS, avant de partir, aima les siens jusqu’au bout, disant « Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde », et aussi « Ceci EST mon corps, ceci EST mon Sang. Faites ceci en mémoire de moi ». Il investit des apôtres de cette belle mission de prêtre, afin que même après son Ascension, il soit présent dans ces Sacrements. Lors de la célébration de l’Eucharistie s’ouvre une porte dans le ciel (Ap 4, 1) et c’est toute cette liturgie céleste qui se déploie et est dépeinte dans l’ensemble du livre de l’Apocalypse. Le CHRIST, grand-prêtre par excellence, offre sur la Croix le sacrifice suprême une fois pour toutes, mais en réalité c’était l’ensemble des sacrifices de l’Ancienne Alliance (Abraham, les Patriarches, Aaron, Sadoq et les prêtres, Samuel, Elie, Elisée et les prophètes, David, Salomon et tous les rois…), et ceux de la nouvelle Alliance (les Prêtres, et nous qui sommes prêtres par notre Baptême) qu’Il récapitule, offrant un sacrifice parfait à son PÈRE céleste. En effet, dit Paul, " nous complétons en notre chair ce qui manque aux souffrances du CHRIST en faveur de son corps qui est l’Église " (Col 1, 24). 

Dans ce temps de la messe et/ou de la réconciliation où tout le ciel s’ouvre devant nous, c’est comme la manne qui descend du ciel et émerveille par sa blancheur, les esprit mauvais les plus méchants se retrouvent contraints de rentrer dans leur tanière et c’est le moment, investis de l’ESPRIT, de les attaquer[13]. Et le SEIGNEUR nous transmet sa pureté, il nous lave, afin que nous devenions plus blancs que la neige et que nous redevenions ses consacré-e-s (Ps 51(50), 9 ; Jb 9, 30 ; Lm 4, 7 ; Mt 28, 3). Le CHRIST nous demande simplement de nous écarter du péché, surtout du péché grave, afin que cette eau des neiges en nous, cette grâce qui doit demeurer à nos côtés, ne soit pas engloutie et perdue (Jb 24, 19). 

 

Dans les temps eschatologiques

Dans les temps précédant le retour du CHRIST dans sa venue intermédiaire, le temps de la Grande Tribulation, qui, je pense, est en train de s'amorcer depuis 2020, plusieurs phénomènes pluvieux se produisent :

  • les pluies ne tombent plus en leur saison, du fait de l’apostasie généralisée[14]. Ou plutôt : il devient visible que certains reçoivent la pluie en la bonne saison et d’autres non (Am 4, 7-8).  Ceux qui continuent à implorer pour que les jardins reçoivent les pluies en leur saison et/ou qui font des processions / des prosternations devant le SEIGNEUR, en voient déjà l'effet. Ce phénomène culminera avec les deux Témoins (Ap 11, 6), qui utiliseront cette grâce de pouvoir ouvrir ou fermer le ciel, pour ramener le cœur d'un grand nombre à leur DIEU. D'ailleurs, le retour de la pluie est généralement une manifestation de la miséricorde divine, qui ne supporte plus de voir ses enfants mourir de soif et a plus d’empathie que ses propres Prophètes (1 R 18, 1 ; Si 35, 26))  

  • Ces paroles s'accomplissent également dans le fait que de nos jours, la Parole de DIEU devient rare (Am 8, 12). On court d'une idole à l'autre sans se sentir abreuvé et malgré notre effronterie (Jr 3, 3), on s'affaiblit de plus en plus, on a faim et soif d’entendre la Parole du SEIGNEUR. On maudit nos parents et nos enfants à la moindre difficulté au lieu de les bénir et ainsi on les prive de la rosée du ciel, cette grâce divine qui aurait dû les protéger[15]

 

  • L’éloignement de DIEU provoque un dégoût pour la météo : il fait toujours trop chaud, trop froid, trop pluvieux. Ainsi, le climat n’est plus perçu comme une grâce mais une contrainte, et la récrimination qui en résulte charge notre pauvre Terre de nouveaux péchés qui l’abîment (Jr 51, 5), dérèglent encore plus la météorologie et font advenir de grands fléaux, comme, par exemple, des personnes qui créent des armes de guerre avec la prétention de contrôler le climat[16]. Or on a vu précisément que la pluie est l’exclusivité du PÈRE céleste. Ces projets imitent consciemment ou non la puissance du PÈRE et blasphèment l’ESPRIT-SAINT. 

 

  • Les bénédictions continuent à pleuvoir sur les justes et sur les injustes (Mt 5, 45 ; Ac 14, 17 ; Mt 24, 12), mais du fait de l'amour du plus grand nombre qui se refroidit, l’eau ruisselle sur les cœurs endurcis et pénètre dans les coeurs bien labourés de ceux qui continuent à aimer et qui, de fait, "boivent" toutes les grâces. La pluie de l'épreuve opère un véritable renversement, pour placer au sommet ceux qui gisent en bas et pour que les assombris se dressent sauvés (Jb 5, 10-11 ; Jb 24, 8 ; Jb 29, 23 ; Si 35, 26). En somme, toute oppression de ce temps de ténèbres (les mauvaises lois promulguées par exemple), et qui sont représentés dans la Bible par les nuages, les éclairs et le vent du nord (Pr 25, 23 ; Qo 11, 3 ; Ps 135(134), 7), ne peuvent s'empêcher de faire descendre la pluie. Ainsi, plus le mauvais s'acharne, plus les élus s'enrichissent de grâces et s’élèvent vers DIEU... 


 

  • Un exemple de ce grand écart entre ceux qui bénéficient des grâces et ceux qui récriminent : dans cette période où l’on se dresse chacun contre son frère, sa soeur, ou contre un autre royaume (un article paraîtra sur ce sujet), nous faisons certainement les frais de personnes épouvantables avec nous, qui auront l’effet d’une véritable douche froide. À leur contact, n’est-ce pas le moment de nous rappeler qu’en bénissant sans cesse cette personne, nous ne subirons que les effets positifs de cette pluie pourtant dévastatrice ? (Pr 28, 2-3) 

 

 

  • Le TRÈS-HAUT, qui ne veut pas nous laisser orphelins, nous donne la grâce depuis plusieurs siècles, d'une rosée de lumière, car il fait abonder des révélations mystiques destinés à recentrer les fidèles sur la Parole de DIEU et la prière. Ainsi, le CHRIST et sa Mère enseignent afin de donner une compréhension en profondeur des Écritures Saintes, qui avaient été mise sous le boisseau d'interprétations trop humaines. Citons quelques exemple :
    • Marie d'Agréda montre la richesse intérieure de la Sainte Famille,
    • Anne-Catherine Emmerich dépeint les liens qui unissent les évènements de l'Ancienne et de la Nouvelle Alliance,
    • Maria Valtorta détaille l'immense richesse de ce qu'a été la vie du CHRIST durant ces années avec ses disciples,
    • Consuelo donne un aperçu de l'immense simplicité de la Vierge et de son rôle de pilier de l'Église.

Cette rosée de lumière (Is 26,19)
 n'est-elle pas destinée à rendre la vie à nos âmes qui étaient mortes d'inanition, assoiffées qu'elles étaient d'entendre la Parole du SEIGNEUR? 

  

  • Le SEIGNEUR va susciter un grand Roi, qui tel une pluie d'automne, mènera paître tous les « regains », ces hommes et femmes de bonne volonté qui resteront, afin de les rassembler, de les sauver et de rebâtir un monde juste (Ps 72(71), 6 ; 1 S 12, 17-18 ; Jl 2, 23). Pourquoi cette pluie tombe t-elle en cette période particulière de la moisson ? Je pense que le peuple de DIEU qui sera dispersé et sera fortement éprouvé en cette période du Grand Châtiment, aura mis à profit comme un blé de bonne odeur sa vie de prière (Jb 30, 22) et sera prêt à se rassembler comme un seul homme dans l'armée du SEIGNEUR. Cette armée guidée par le Grand Monarque vaincra uniquement par les armes de la prière et de la mansuétude. Une seconde pluie d’automne sera concomitante à cette pluie « royale » : la venue des Deux Témoins, une véritable pluie prophétique dont bénéficiera le monde, car sous l’action de l’ESPRIT-SAINT, ils auront également un immense retentissement sur les âmes (un article va paraître d'ici quelques mois sur ce sujet).
 

 

"Samuel invoqua le SEIGNEUR et le SEIGNEUR fit tonner et pleuvoir, ce jour-là,
et tout le peuple eut une grande crainte du SEIGNEUR et de Samuel." 1 S 12, 17-18

 

  • Une pluie divine est attendue : celle qui mettra fin à l’action de Gog et Magog (Ez 38, 22 ; Lc 17, 29). Cet évènement se produira au moins deux fois, je pense, la première quand DIEU interviendra contre l’Antéchrist, à la fin de la Grande Tribulation qui vient de commencer ; la seconde à la fin des temps, lorsque le Dragon sera relâché pour un peu de temps (Ap 20, 3). Les élus crieront de joie sous cette sainte ondée, alors que les méchants hurleront de terreur et de douleur sous les coups portés par le soufre et le grésil (Ap 15, 3-4 ; Ap 16, 8-11)

 

  • Mais avant cela se produira, beaucoup plus proche de nous dans le temps : l’Avertissement ou Illumination des Consciences, qui récapitulera toutes les formes de pluie : rosée, averse, neige : tout y sera ! Cet évènement sans précédent de la venue intermédiaire du CHRIST (voir article) opérera les trois conséquences fondamentales de la pluie énumérées ci-avant :

    • Le rassemblement des exilés. En effet, un rassemblement de toutes les personnes de bonne volontés s’opérera : chrétiens, musulmans, athées, agnostiques, témoins de Jéhovah… et ceux et celles qui refuseront cet Amour s’endurciront, comme ce qui se passa au pied du Calvaire. 

    • La fin de la colère. Le cri silencieux de tous les enfants avortés aura été entendu par le PÈRE et chacun sera confronté à ses péchés ou, pour les personnes en état de grâce, aux merveilles qu’elles auront dans le cœur. Beaucoup de choses mauvaises, par contraste, seront démasquées, car elles sont incapables de faire pleuvoir (Za 10, 1 ; Jr 14, 22). 

    • L’effacement des fautes. Cette confrontation à la justice et à la miséricorde de DIEU sera une grâce du Cœur du CHRIST. 

    •  

 

En conclusion de cet article sur la pluie, rappelons que ces trois caractéristiques sont présentes dans chaque venue la pluie (la Pentecôte, les Sacrements, la venue du Roi…) et que nous les vivons déjà dans l’humble quotidien de notre vie chrétienne. C’est la grâce du Baptême !

 

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Notes : (pour les éléments ayant trait à la Tradition juive, on trouve beaucoup de textes traduits sur le site https://www.sefaria.org/texts. Et si on l'ouvre avec le navigateur Chrome, il peut vous proposer de traduire automatiquement les pages en français.)

[1]Gn R 13, 3 sur Gn 2, 5 (Commentaire de Rabba sur la Genèse)

[2]C’est d’ailleurs ce qu’enseigne la Bible : Ps 147(146), 8 ; Jb 5, 10-11 ; Jb 38, 28 ; Pr 3, 20 ; Si 1, 1-2 ; Si 50, 27 ; Jb 26, 9

[3]Targum de Neofiti sur Gn 30, 22 et Targum de Jonathan sur Dt 28, 12

[4]Gn R 13, 5 sur Gn 2, 5 (Commentaire de Rabba sur la Genèse)

[5]Gn R 13, 16 sur Gn 2, 6 (Commentaire de Rabba sur la Genèse)

[6]Ag 1, 10 ; Lv 26, 19 ; Dt 28, 23 et targums associés, Is 5

[7]Targum Jonathan sur Gn 7, 11 ; Sanhedrin 108 b, Pirke Rabbi Eliezer 22

[8]Targum de Jonathan sur Gn 27, 1

[9]Targums de Neofiti et de Jonathan sur Gn 49, 25 ; Targums de Neofiti et de Jonathan sur Dt 33, 13

[10]Midrash Rabba sur Exode 14, 2 et 14, 3

[11]Maria Valtorta, l’Évangile tel qu’il m’a été révélé, Tome 1, 1.2 / 13>

[12]Dictionnaire encyclopédique du Judaïsme, Cerf/Robert Laffont, article "Chavouot »

[13]Jb 37, 5-10 ; 2 S 23, 20 ; 1 M 13, 22-23 ; Ps 147(146-147), 16-17 ; Jb 38, 22-23. 29-30 ; Si 43, 13. 17b-20 ; Ps 68(67), 14-15 ; Sg 16, 22 ; Sg 19, 21

[14]Lv 26, 3 ; Ez 34, 26 ; Lv 11, 11-17 ; Dt 28, 12. 24 ; Is 5, 6 ; Jr 5, 25 ; 1 R 17 ; Ez 22, 24 ; Za 14, 17

[15]Targum de Jonathan sur Gn 27, 1

[16]Par exemple : le projet HAARP, développé par plusieurs puissances de par le monde, est un vaste réseau d’antennes qui envoie de l’énergie dans la ionosphère, dans le but de modifier la météo, par exemple pour exercer une pression politique sur des pays. Ou encore les traînées chimiques...

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